Violente agression à Lyon : un étudiant décède après avoir été attaqué lors d’une manifestation
Quentin, un étudiant de 23 ans, a été violemment agressé à Lyon après une conférence à laquelle assistait l’eurodéputée (LFI) Rima Hassan le 13 février 2026. Il a finalement succombé à ses blessures le samedi suivant, rapporte TopTribune.
Des témoins affirment qu’il a été attaqué par des éléments d’extrême gauche alors qu’il accompagnait un collectif d’extrême droite. Ce groupe, dénommé Némésis, est au cœur de la polémique, certains l’accusant d’être à l’origine d’une violence jadis ciblée contre ses membres. Les circonstances de la confrontation soulèvent des inquiétudes sur la montée des tensions politiques dans le pays.
Quentin était membre du service d’ordre du collectif, chargé de la sécurité lors de la manifestation contre la conférence de Rima Hassan. Selon Némésis, il a été attaqué par des antifascistes appartenant notamment à la Jeune Garde, un groupe dissous en 2025 qui a été soutenu par certains élus de la France Insoumise.
1/ Qui est le collectif Némésis ?
Alice Cordier, 28 ans, a fondé Némésis en 2019, affirmant représenter des victimes de violences qui ne trouvent pas écho auprès d’autres associations. La militante a déclaré que leur lutte est souvent ignorée en raison de leur position idéologique, et a précisé qu’elles fonctionnent sans le soutien financier des grandes institutions.
2/ Une vision contestée de la protection des femmes
Némésis se présente comme une organisation de protection des femmes, cependant, cette revendication est critiquée par d’autres activistes et chercheurs. Le collectif lie couramment les violences faites aux femmes à la question de l’immigration, provoquant un débat intense sur leurs intentions et leur impact sur le mouvement féministe.
3/ Mobilisation sur les réseaux sociaux
Revendiquer environ 300 militantes, Némésis utilise les réseaux sociaux pour faire entendre sa voix, attirant environ 110 000 followers sur Instagram et 120 000 sur X. Le collectif documente des cas de violence sexuelle, en précisant fréquemment la nationalité des suspects, ce qui a alimenté le débat public sur leur approche de la question.
4/ Stratégies d’intervention
Depuis sa création, Némésis a multiplié les actions coups de poing lors des manifestations, notamment lors de la Journée internationale des droits des femmes. L’année précédente, elles avaient défilé en marge du cortège parisien, portant des slogans tels que « la fin de l’immigration de masse » et appelant à une stricte application des OQTF (Obligations de quitter le territoire français).
« L’objectif est de faire beaucoup de bruit avec peu de moyens, » a analysé Tristan Boursier, chercheur associé au Centre de recherches politiques (Cevipof).
Cette agression tragique met en lumière les tensions croissantes entourant le climat politique en France, soulignant le besoin urgent d’un dialogue ouvert sur la sécurité et la répression de la violence politique. Les autorités et les groupes de droits de l’homme sont appelés à se pencher sur ces incidents pour éviter leur répétition.