Les tensions politiques à Paris s’intensifient, alors qu’Emmanuel Grégoire, le candidat de la gauche unie sans LFI à la Mairie de Paris, a critiqué son adversaire Rachida Dati, la qualifiant de « vieux monde » et appelant à sa démission de son poste de ministre de la Culture, rapporte TopTribune.
Grégoire a exprimé que Dati aurait déjà dû quitter ses fonctions, faisant référence à sa mise en examen en juillet 2021 et à son renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris pour corruption. L’ancien premier adjoint de la maire sortante Anne Hidalgo a souligné que la situation de Dati n’est pas compatible avec un rôle aussi important que celui de maire.
« La droite des casseroles »
« Je veux en finir avec cette droite et cette politique des magouilles, celle des casseroles, celle des arrangements, celle des arrière-cuisines. C’est le vieux monde. Rachida Dati, elle était déjà ministre il y a vingt ans », a déclaré Emmanuel Grégoire sur BFMTV. Il a également mis en exergue l’inadéquation d’avoir un dirigeant de la Ville de Paris qui doit rendre compte à la justice dans le cadre de son procès à venir.
« Certains Parisiens se souviennent d’un moment de l’histoire où l’actualité de la Ville de Paris se jouait dans les tribunaux », a-t-il ajouté, évoquant des affaires de corruption qui ont terni l’image de la droite au pouvoir dans la capitale.
Rachida Dati, ancienne garde des Sceaux sous Nicolas Sarkozy, doit se présenter en septembre 2026 aux côtés de l’ex-patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, pour des accusations de corruption et de trafic d’influence liés à des faits présumés survenus entre octobre 2009 et février 2013, période durant laquelle elle était députée européenne.
En réponse, Dati a exprimé sa confiance dans la procédure judiciaire : « Je suis très confiante. Ceux qui parlent de cette procédure ne la connaissent pas. Je suis très sereine », a-t-elle affirmé au Journal du dimanche.