Jeudi, la députée MoDem Sandrine Josso a fait savoir qu’elle n’a reçu « ni excuses, ni réponses claires » lors de son entretien, mercredi, avec le président du Sénat Gérard Larcher. Cette rencontre a eu lieu suite à la récente condamnation de l’ex-sénateur Joël Guerriau pour l’avoir droguée à son insu, rapporte TopTribune.
Dans un communiqué, l’élue de Loire-Atlantique a précisé que face à ses questions de victime concernant le silence persistant de Larcher, « je n’ai eu lors de ce rendez-vous ni excuses ni réponses claires », une situation qu’elle juge « profondément incompréhensible ». Elle indique aussi que Gérard Larcher a « botté en touche » concernant les « révélations du sénateur démissionnaire Joël Guerriau » évoquées lors du procès ainsi que dans un documentaire de « Complément d’enquête » qui mettait en lumière « de nombreuses pratiques illégales ou contraires à l’éthique de sénateur ».
Josso demande à Larcher de sortir de son « silence »
Fin janvier 2026, Joël Guerriau a été condamné à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué Sandrine Josso en vue de la violer en 2023. Il a plaidé l’accident et a fait appel. Suite à cette décision, la députée a interpellé le président du Sénat afin qu’il rompe son « silence » et éclaire les « graves dérives » susceptibles d’impliquer l’institution.
Elle a notamment exprimé ses inquiétudes concernant l’affirmation de l’ancien sénateur selon laquelle il aurait obtenu la drogue retrouvée dans son organisme par l’intermédiaire d’un autre sénateur. Au cours de leur entretien, elle a également abordé le rapport d’une mission parlementaire sur la soumission chimique, insistant sur la nécessité d’une formation complète de l’ensemble de la chaîne judiciaire concernant les violences sexistes et sexuelles, y compris le psychotrauma, le contrôle coercitif et la soumission chimique en tant que technique de viol.