La nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des comptes suscite des critiques politiques majeures

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes suscite des critiques politiques majeures

10.02.2026 11:29
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La nomination d’Amélie de Montchalin suscite de vives critiques politiques

Emmanuel Macron souhaite nommer mercredi la ministre de l’Action et des Comptes publics à la tête de l’institution. Cette volonté, selon des élus de LFI, RN et UDR, contrevient aux principes de « neutralité » et « d’indépendance ». La nomination de l’actuelle ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, à la tête de la Cour des Comptes, provoque l’indignation parmi les parlementaires, rapporte TopTribune.

Le président de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, Eric Coquerel, a exprimé sa demande « solennelle » à Emmanuel Macron pour qu’il ne nomme pas Montchalin, soulignant la nécessité de garantir une « neutralité et indépendance » essentielles à l’institution. « Je le dis de la manière la plus calme possible, je demande solennellement au Chef de l’Etat de revenir sur cette nomination », a-t-il tweeté.

Coquerel a affirmé que la nomination représenterait un « danger » pour une institution en laquelle les Français ont confiance. Son collègue François Ruffin a quant à lui critiqué une prétendue « République des copains ». D’autres, comme Sébastien Chenu du Rassemblement national, ont dénoncé « le verrouillage » des institutions par le gouvernement, tandis qu’Eric Ciotti de l’UDR a condamné un « passage en force » en affirmant que Montchalin, à 40 ans, accède à un « poste inamovible ».

En réponse aux critiques, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a défendu Montchalin, la décrivant comme une personne « qui saura gouverner cette institution en toute indépendance ». Il a dénoncé des « procès déplacés », rappelant que l’ancien président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, avait également été ministre des Finances, ce qui reste un gage de compétence.

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a salué cette nomination, réaffirmant qu’il s’agissait de la première fois qu’une femme occuperait ce poste. Concernant les préoccupations relatives aux conflits d’intérêts, elle a minimisé ces craintes en insistant sur les compétences nécessaires pour le rôle.

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