Amélie de Montchalin nommée à la tête de la Cour des comptes
Le lundi 9 février 2026, il a été annoncé qu’Amélie de Montchalin sera nommée mercredi à la présidence de la Cour des comptes, mettant ainsi fin à son mandat en tant que ministre des Comptes publics. Emmanuel Macron procédera à cette nomination lors d’un Conseil des ministres, rapporte TopTribune.
Âgée de 40 ans, cette figure marquante du macronisme a récemment terminé un marathon parlementaire consacré à l’adoption du budget pour 2026. Reconnu pour son expertise dans les discussions budgétaires, Montchalin s’apprête à devenir la première femme à diriger cette institution plus que bicentenaire et l’une des personnes les plus jeunes à occuper ce poste.
Une nomination stratégique, et un mandat irrévocable
La nomination d’Amélie de Montchalin arrive à un moment crucial pour la France, alors que le pays s’efforce de redresser son budget après plusieurs années de déficits croissants. Elle prendra les rênes de la Cour des comptes alors qu’un remaniement gouvernemental limité est anticipé avant les élections municipales. Le déficit public doit être réduit à 5 % du PIB en 2026, après un chiffre de 5,4 % en 2025, un défi jugé ambitieux par de nombreux observateurs.
La ministre a souligné récemment l’importance de ramener ce déficit sous la barre des 3 % pour respecter les règles de l’Union européenne. Sa nomination, qui n’a pas besoin de l’approbation des commissions des Finances du Parlement, sera irrévocable, limitée seulement par une limite d’âge de 68 ans.
Fidèle à Emmanuel Macron depuis 2017
Amélie de Montchalin, qui s’est imposée depuis décembre 2024 aux Comptes publics, représente la génération d’élus révélée par Emmanuel Macron. Avec quatre mandats ministériels à son actif, elle incarne les carrières rapides et ascendantes que son élection a favorisées. Bien qu’elle ait connu des revers, tels que sa défaite aux législatives de 2022, elle a su rebondir et a été nommée représentante permanente de la France auprès de l’OCDE avant d’être rappelée par François Bayrou.
Réactions et réputation au sein du gouvernement
Elle a été décrite par certains comme un « soldat en mission », avec un style jugé direct et efficace. Selon Jérôme Guedj, elle est perçue comme l’incarnation de l’orthodoxie budgétaire, ne doutant jamais de ses capacités, tandis qu’Éric Coquerel, président de la commission des Finances, la reconnaît également des qualités techniques et un certain « toupet ». Amélie de Montchalin succédera à Pierre Moscovici à la tête de la Cour des comptes, ayant préalablement renforcé la visibilité de cette institution durant son mandat.