Amine Kessaci, militant anti-narcotrafic, prêt à se mobiliser pour une campagne législative

Amine Kessaci, militant anti-narcotrafic, prêt à se mobiliser pour une campagne législative

09.02.2026 11:57
2 min de lecture

Création d’une association nationale pour lutter contre le narcotrafic en France, annonce Amine Kessaci

Amine Kessaci, militant anti-narcotrafic et candidat aux municipales sur la liste d’union de la gauche de Benoît Payan à Marseille, était l’invité du « 8h30 ». Lors de cet entretien, il a annoncé la création d’une association nationale visant à fédérer élus et institutions pour renforcer la lutte contre le trafic de drogue en France, rapporte TopTribune.

Kessaci a précisé que cette association aura pour but de créer un espace de discussion entre les institutions nationales, européennes et internationales, et avec les maires, qui sont en première ligne face au narcotrafic. Il a souligné que les petites communes rurales se sentent souvent isolées face à ce phénomène : « Elles n’ont pas été préparées, elles n’ont pas vu ce phénomène arriver il y a 20 ans. » Il a appelé à structurer et à accompagner ces collectivités pour qu’elles ne se sentent pas seules.

En outre, il a insisté sur la nécessité d’une mobilisation au-delà des clivages politiques, affirmant : « Je serai debout à côté de tous les maires, de la droite jusqu’à la France insoumise, pour que la lutte contre le narcotrafic ait la résonance nationale qu’elle doit avoir. »

L’association prévoit de mettre en place des dispositifs concrets, y compris un mécanisme de « dépaysement » permettant d’aider des jeunes impliqués dans les trafics à quitter leur quartier. Kessaci a donné l’exemple d’un maire de Lyon qui pourrait interpeller un maire de Bordeaux pour trouver un emploi et un logement à des jeunes souhaitant échapper à cette vie de criminalité.

A propos de son engagement politique, Amine Kessaci s’est déclaré « prêt » à se mobiliser lors de futures campagnes législatives. « Si on me demande de me mobiliser, je serai prêt à le faire dans une prochaine campagne », a-t-il déclaré. Actuellement, il est impliqué dans les élections municipales de Marseille aux côtés du maire sortant, Benoît Payan, défendant des propositions concrètes contre le narcotrafic.

Kessaci, âgé de 22 ans, vit sous haute protection policière après que son frère Mehdi a été tué à Marseille en novembre 2025, un crime qui pourrait être lié au narcotrafic. Il a affirmé ressentir « une lutte à mort », où il estime que la survie de la République est en jeu : « soit c’est la République qui gagne, soit ce sera le narcotrafic à travers mon assassinat. » Il a également évoqué l’urgence de la situation et le fait que faire machine arrière « ce n’est plus possible pour la mémoire de mes frères assassinés ».

Malgré les menaces pesant sur lui, Kessaci a indiqué qu’il continuera à s’engager, car se taire « risque sa vie ». Il attend avec impatience que les responsables de l’assassinat de son frère soient traduits en justice et se dit prêt à faire face à cette lutte jusqu’au bout.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER