Socialistes divisés sur la stratégie face à LFI avant les municipales du 15 mars

Socialistes divisés sur la stratégie face à LFI avant les municipales du 15 mars

09.02.2026 11:17
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Le Parti socialiste face à un dilemme stratégique avant les élections municipales

À un mois des élections municipales prévues les 15 et 22 mars, le Parti socialiste (PS) intensifie sa campagne. Ce dimanche 8 février, environ mille militants se sont rassemblés à la salle de la Mutualité à Paris, où le leader du PS, Olivier Faure, a exhorté à transformer ce scrutin en « un rempart » contre l’extrême droite, en vue de la présidentielle de 2027, rapporte TopTribune.

Les socialistes doivent faire face à un dilemme concernant leur position en cas de triangulaire entre le PS, La France Insoumise (LFI) et l’extrême droite. Les opinions au sein des militants sont partagées. Alexandre, un militant de Châlons-sur-Saône, insiste sur le fait qu’il est crucial de rester concentré. « En politique, on a des ennemis et on a des adversaires », souligne-t-il. « Les Insoumis ce sont nos adversaires. L’ennemi c’est l’extrême droite et la droite libérale », déclare-t-il avec fermeté.

« Je pense qu’il faut parfois savoir mettre de l’eau dans notre vin quand il y a un risque de l’extrême-droite et de la ‘droite Retailleau' »

Alexandre

à franceinfo

Le PS est donc divisé entre les membres qui sont ouverts à l’idée de collaborer avec LFI et ceux qui s’y opposent radicalement. Cela inclut Alain Cédelle, candidat aux municipales en Haute-Marne, qui a choisi de ne pas inclure les Insoumis dans son Union de la gauche. « Les électeurs me demandent : ‘Tu n’es pas avec LFI toi ?’ Je leur réponds que non, et ils disent ‘tant mieux !' », a-t-il affirmé. Lors du scrutin du 15 mars à Saint-Dizier, Alain Cédelle affrontera le maire sortant Quentin Brière (Les Républicains), Laurence Robert-Dehault (Rassemblement national), Rafik Naas (sans étiquette) et Mourad Bouraoui (sans étiquette).

Cédelle accuse également les Insoumis de tenter de provoquer la défaite du PS dans ces élections, ce qui pourrait potentiellement offrir des municipalités aux partis de droite pour soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2027.

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