Le ministre Forissier souligne des progrès dans le commerce extérieur français malgré des défis persistants
Lors d’une interview sur France Info le 9 février 2026, le ministre du Commerce extérieur et de l’Attractivité, Nicolas Forissier, a abordé les derniers chiffres du commerce extérieur français, la situation de l’agroalimentaire et les difficultés des exportations de vins et spiritueux dans un contexte international tendu, rapporte TopTribune.
Bien que le déficit commercial français ait reculé, Forissier a reconnu que cela pourrait être un « chiffre en trompe-l’œil », notant que sans les contributions du secteur aéronautique, la situation serait bien plus préoccupante. « Depuis trois ans, le déficit des biens se réduit, et si l’on additionne biens et services, la situation n’est pas mauvaise, avec un excédent de 56 milliards d’euros pour les services », a-t-il déclaré.
Sur le plan des biens, il a précisé que le déficit était réduit de 10 milliards d’euros par rapport à l’année précédente, bien qu’il subsiste un déficit de 69 milliards d’euros, avec un appel à optimiser la compétitivité des entreprises françaises. Forissier a mis en avant les réussites des secteurs des boissons, des cosmétiques et des parfums.
Concernant l’agroalimentaire, Forissier a averti que ce secteur avait perdu cinq milliards d’euros en un an, atteignant les plus bas niveaux historiques. Il a souligné : « Nous devons nous battre sur deux fronts, notamment pour la compétitivité de notre filière agroalimentaire ». En effet, 63 % des exportations françaises se dirigent vers le marché de l’Union européenne, qui est de plus en plus concurrentiel.
Forissier a noté que les consommateurs français montrent un désintérêt croissant pour le « made in France » et a plaidé pour un renforcement du patriotisme d’achat : « Il faut faire évoluer les procédures d’appels d’offres pour favoriser les produits français, et nous devons être offensifs à l’international ».
À la question de la performance exportatrice de la France par rapport à l’Allemagne et l’Italie, il a évoqué la position de la France comme cinquième exportateur mondial, mais a reconnu les défis dans certains secteurs, soulignant la nécessité d’une stratégie plus dynamique pour diversifier les marchés.
Enfin, à la veille de sa participation au salon Wine Paris aux côtés d’Emmanuel Macron, Forissier a rassuré sur la valeur des exportations de vins et spiritueux, qui s’élevaient encore à près de 16 milliards d’euros en 2025, avec un excédent de 14 milliards d’euros. Il a également rappelé les effets des droits de douane imposés par les États-Unis et a indiqué que des discussions étaient en cours pour atténuer ces restrictions.