Comment les parents peuvent-ils répondre aux accès de colère d'un jeune enfant ?

Comment les parents peuvent-ils répondre aux accès de colère d’un jeune enfant ?

08.02.2026 17:17
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Chez le tout-petit, la colère se manifeste souvent comme une réaction brute à une frustration, dans un contexte où le langage est encore peu développé. L’incapacité à exprimer ses émotions peut pousser l’enfant à crier, pleurer ou même se jeter par terre. Ces débordements surviennent fréquemment face à des refus ou des contraintes, comme l’heure du coucher ou l’interruption d’un jeu, et sont exacerbés dans certains environnements tels que les magasins ou les situations de rivalité avec d’autres enfants, rapporte TopTribune.

Poser un cadre clair et tenable

« Il n’y a pas de réaction parfaite », souligne tout d’abord Vincent Joly, psychologue. « La manière de réagir dépend beaucoup des valeurs éducatives des parents. » Dans tous les cas, la cohérence est primordiale, car l’enfant a besoin de repères stables et prévisibles. Réagir par des cris ou de l’énervement n’amplifie que la colère, même si pour un parent, il est normal de se sentir débordé parfois.

Il est crucial d’identifier la cause de la colère, de l’exprimer simplement et de rappeler les règles. S’appuyer sur des règles simples, connues à l’avance avec des conséquences précises, énoncées calmement une fois l’enfant apaisé, est l’approche idéale. Ces conséquences doivent être comprises comme des enseignements et non comme des punitions, afin de respecter l’estime de soi de l’enfant.

Se réconcilier vite

Lors de crises intenses, la priorité demeure la sécurité, permettant à l’enfant de se calmer ou le contenant de manière rassurante. Il est superflu de trop expliquer à ce moment, l’enfant n’étant pas en mesure de saisir un raisonnement.

Après la tempête, il est essentiel de restaurer le lien et de rassurer l’enfant sur son amour inconditionnel, même si les règles demeurent inchangées. « Rester fâché trop longtemps ou distant est souvent incompréhensible pour lui », insiste Vincent Joly.

Il convient de rappeler que la violence physique et l’humiliation n’ont pas leur place dans l’éducation. Ces comportements sapent la confiance de l’enfant sans lui enseigner à mieux gérer ses émotions.

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