Réaction du secteur vidéoludique face aux inquiétudes de Macron sur la santé mentale des jeunes
« La littérature scientifique a clairement démontré qu’il n’y a pas de corrélation entre jeux vidéo et violence », affirme le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell), en réponse à Emmanuel Macron qui a demandé une étude sur les risques que représentent les jeux vidéo et l’intelligence artificielle pour la santé mentale des plus jeunes, rapporte TopTribune.
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« Le jeu vidéo ne rend pas violent », a souligné le Sell dans un communiqué publié le 6 février, alors que le président de la République a annoncé avoir sollicité des experts pour examiner les dangers potentiels des jeux vidéo et de l’IA sur la santé mentale des jeunes d’ici « mai-juin ».
« La littérature scientifique abondante a clairement démontré qu’il n’y a pas de corrélation entre pratique du jeu vidéo et violence », a précisé le syndicat. Lors d’une intervention jeudi soir, Emmanuel Macron a averti qu’« il faudra peut-être interdire » certains jeux vidéo si un « consensus scientifique » devrait émerger attestant que l’impact sur les jeunes de certains d’entre eux est « très mauvais », notamment ceux où les joueurs passent « cinq à six heures par jour à tuer des gens ».
« On ne peut pas se féliciter des succès du jeu vidéo français le matin, décorer et célébrer le secteur le midi, dénigrer et insulter la première industrie créative et culturelle de ce pays le soir. »
Nicolas Vignolles, délégué général du Sell
Plus tôt dans la journée de jeudi, les 28 membres du jeu vidéo Clair Obscur : Expedition 33 avaient été récemment récompensés en tant que chevaliers des arts et des lettres par la ministre de la Culture, Rachida Dati, qui a évoqué le jeu vidéo comme un « art à part entière » et a décrit son industrie comme étant « essentielle ».
« Depuis plus de 25 ans, le jeu vidéo développe des outils extrêmement sophistiqués, tant au niveau des dispositifs de contrôle parental que sur les jeux eux-mêmes selon le système PEGI (Pan European Game Information), pour informer les parents sur les jeux adaptés à l’âge de leurs enfants », a défendu le Sell. « Des millions de familles les utilisent chaque jour, mais nous pouvons encore faire mieux avec le soutien des pouvoirs publics », conclut le syndicat.