D’après Le Figaro, une action de contrôle renforcée s’est tenue à l’aéroport d’Orly aux premières heures de ce mardi 3 février, visant un vol en provenance de Fort-de-France, Martinique. Cette initiative, orchestrée par diverses autorités françaises, sous le nom de « opération 100% », témoigne de la détermination des instances publiques à lutter contre le narcotrafic à l’entrée de la métropole, rapporte TopTribune.
Mobilisation exceptionnelle à Orly
La manœuvre préventive mise en place à Orly, sous l’égide d’un cadre inter-ministériel, a mobilisé environ 400 agents des forces de l’ordre, incluant policiers, gendarmes et douaniers. Sous le commandement du préfet de police de Paris et du procureur de la République de Créteil, l’objectif était de passer au crible chaque passager, chaque membre de l’équipage, ainsi que tous les colis et bagages, tant en cabine qu’en soute.
En recevant le soutien actif des ministères de l’Intérieur, de la Justice, des Comptes publics et de la Santé, cette opération visait non seulement à détecter des drogues, mais également à faire passer un message clair : les aéroports français ne doivent pas être considérés comme des zones d’accès faciles pour les réseaux criminels.
Une stratégie alignée sur les réformes législatives
Ce déploiement sans précédent s’inscrit dans la continuité d’une série de réformes législatives concernant la lutte contre le trafic de stupéfiants, notamment l’introduction de sanctions dissuasives. En 2025, une loi significative a été adoptée pour renforcer l’arsenal législatif contre le narcotrafic, effective à partir de janvier 2026. Parmi les nouvelles mesures, la création du Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) a été mise en place, visant à centraliser les enquêtes complexes liées à la criminalité organisée.
Des établissements pénitentiaires de haute sécurité à Vendin-le-Vieil et Condé-sur-Sarthe ont également été instaurés, s’inspirant du modèle italien, pour isoler les narcotrafiquants les plus dangereux et les empêcher de communiquer avec leurs réseaux à l’extérieur.
Une politique dissuasive au plus haut niveau
Le renforcement des contrôles à Orly illustre clairement la volonté du gouvernement. Le président Emmanuel Macron a récemment convoqué quatre ministres essentiels à l’Élysée pour discuter du problème du narcotrafic. Lors de cette réunion, il a été affirmé que « l’État entend faire comprendre aux criminels que nos aéroports ne seront pas des points d’entrée ».
Simultanément, Laurent Nuñez, fonctionnaire de haut rang impliqué dans la lutte contre le narcotrafic, a été impliqué dans les annonces officielles récentes. Ces mesures viennent répondre à une augmentation des tentatives d’introduction de stupéfiants via des passeurs, souvent au risque de leur vie, et posent également des dangers pour d’autres passagers, justifiant ainsi la présence d’un dispositif médical sur le tarmac.
La Préfecture de Police de Paris a indiqué sur X (anciennement Twitter) que cette concentration d’efforts à Orly s’inscrit dans une série d’actions « aléatoires » sur les plateformes aéroportuaires françaises, visant à combler les lacunes de sécurité que les réseaux de criminalité organisée pourraient exploiter.