Marine Le Pen en appel pour détournement de fonds publics
Marine Le Pen, cheffe de file des députés du Rassemblement national (RN), est de nouveau jugée au procès en appel concernant l’affaire des assistants parlementaires européens de son parti. Après une condamnation retentissante au printemps 2025, elle doit se présenter devant la cour d’appel de Paris le 3 février 2026 pour entendre les réquisitions, qui pourraient inclure une peine d’inéligibilité, rapporte TopTribune.
• Un réquisitoire à deux voix. Les plaidoiries du Parlement européen, unique partie civile dans cette affaire, débuteront le matin même. Ensuite, le ministère public présentera ses réquisitions, avec Thierry Ramonatxo et Stéphane Madoz-Blanchet s’exprimant à tour de rôle. D’après nos informations, cette phase pourrait durer environ cinq heures. À partir de mercredi, la défense interviendra, avec des plaidoiries s’étalant sur plusieurs jours avant un jugement attendu « à l’été ».
• Un « système généralisé » réfuté. Marine Le Pen, interrogée lors de longues auditions les 20 et 21 janvier, a nié l’existence d’un « système de détournement » des fonds européens destinés aux assistants parlementaires. Les prévenus qui ont témoigné ont également rejeté l’idée d’un tel système, bien que leurs arguments aient semblé peu convaincants.
• Condamnée en première instance. Le Pen est jugée aux côtés de dix autres cadres du RN, après avoir été condamnée en mars 2025 à quatre ans d’emprisonnement, dont deux annuels amendables, ainsi qu’à 100 000 euros d’amende. Sa précédente condamnation entraîne une inéligibilité immédiate, l’empêchant de se présenter à l’élection présidentielle de 2027.