Le budget 2026 adopté : mesures fiscales et sociales à retenir

Le budget 2026 adopté : mesures fiscales et sociales à retenir

02.02.2026 19:56
2 min de lecture

Adoption du budget 2026 : un compromis aux conséquences controversées

Le budget 2026 a été adopté ce lundi 2 février 2026, marquant la fin d’un feuilleton politique de quatre mois, après le rejet de deux motions de censure. Le gouvernement, dirigé par Sébastien Lecornu, a usé du 49.3 à trois reprises pour faire passer le texte sans vote, malgré une forte opposition, rapporte TopTribune.

Les motions de censure présentées par le Rassemblement national et La France insoumise ont échoué, la première recevant 135 voix et la seconde 260, tandis qu’un seuil de 289 voix était nécessaire. Les concessions faites aux socialistes ont permis d’atteindre un compromis, évitant ainsi une crise politique supplémentaire.

Ce budget, bien qu’adopté, suscite des critiques tant de la part des oppositions que même parmi certains alliés au sein du gouvernement. Les dépenses publiques ont été ajustées à la baisse, de 56,8 % à 56,6 % du PIB, tandis que le taux de prélèvement obligatoire a légèrement augmenté, atteignant 43,9 %. L’objectif principal reste de ramener le déficit public à 5 % du PIB d’ici 2026.

Modifications fiscales pour les particuliers

Les modifications concernant l’imposition, en particulier pour les revenus élevés, ont été au centre des débats. Parmi les principales décisions, le barème de l’impôt sur le revenu sera désormais indexé sur l’inflation, tandis que les mécanismes de réduction d’impôts restent inchangés. En outre, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) a été prolongée jusqu’à ce que le déficit soit ramené sous le seuil de 3 % du PIB.

  • La prime d’activité sera augmentée pour trois millions de ménages aux revenus modestes, avec une moyenne de 50 euros par mois, coûtant environ 700 millions d’euros à l’État.
  • Les aides personnelles au logement (APL), qui devaient être gelées, seront en fait indexées sur l’inflation.
  • Le dispositif MaPrimeRénov’, prévu pour les rénovations énergétiques, est maintenu.
  • En faveur des étudiants, les repas à 1 euro seront généralisés.

Aides spéciales pour les agriculteurs

Face aux défis auxquels les agriculteurs font face, le budget de l’Agriculture est prévu à environ 6 milliards d’euros. Les financements incluront :

  • Soutien à l’arrachage viticole avec 130 millions d’euros.
  • Un fonds hydraulique de 60 millions d’euros.
  • Le doublement des fonds contre la dermatose nodulaire  à 22 millions d’euros.
  • Aide aux céréaliers de 40 millions d’euros.

Impacts sur les entreprises

Pour les entreprises, la situation fiscale reste inchangée, malgré quelques ajustements. Amélie de Montchalin a précisé que les impôts sur les entreprises demeurent « stables », bien que la surtaxe sur les très grandes entreprises a été prolongée d’un an. Cette mesure devrait rapporter environ 7,5 milliards d’euros en 2026.

  • Les entreprises de taille intermédiaire seront exclues de cette contribution, contrairement à l’année précédente.
  • La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) sera maintenue, apportant 4 milliards d’euros à l’État.

Mesures diverses et impacts ministériels

Enfin, plusieurs mesures spécifiques ont été intégrées pour répondre à différents enjeux sociaux et économiques. Parmi celles-ci :

  • Prolongation de l’exonération fiscale et sociale sur les pourboires jusqu’à la fin de 2028.
  • Maintien de l’exemption d’impôts sur les indemnités journalières pour affection longue durée (ALD).
  • Augmentation du plafond d’emplois de l’Éducation nationale avec 500 nouveaux postes pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap.

Le Premier ministre a également indiqué que le budget comporte une augmentation significative des crédits de la Défense de 6,5 milliards d’euros, mettant en lumière un changement dans les priorités gouvernementales.

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