Ségolène Royal presse Laurent Nuñez de se rendre en Algérie après sa rencontre avec le président Tebboune

Ségolène Royal presse Laurent Nuñez de se rendre en Algérie après sa rencontre avec le président Tebboune

02.02.2026 11:16
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De retour d’Alger où elle a été reçue par le président Abdelmadjid Tebboune, l’ancienne ministre Ségolène Royal a exhorté lundi le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez à se rendre en Algérie. « Il faut que le ministre de l’Intérieur aille sur place, il est attendu », a-t-elle déclaré sur TF1, alors que la coopération sécuritaire et migratoire entre la France et l’Algérie est à un niveau inquiétant, marqué par des tensions persistantes entre les deux pays, rapporte TopTribune.

À ce jour, la visite de Laurent Nuñez, invitée par son homologue algérien, n’a pas encore eu lieu. Vendredi, Nuñez a mentionné attendre d’Alger « des bougés très forts sur deux sujets » : « la reprise des reconduites des Algériens en situation irrégulière », ainsi que « la situation de Christophe Gleizes ». Ségolène Royal a souligné : « Il faut y aller, mais c’est évident que quand on pose des conditions, c’est qu’on ne veut pas y aller », révélant ainsi le climat de méfiance qui règne entre les pays.

« Que monsieur Nuñez vienne comme il l’avait dit »

Ségolène Royal a également abordé les OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) lors de sa rencontre avec le président Tebboune, considérée comme un point de friction constant, Paris accusant souvent Alger de ne pas rapatrier ses ressortissants sous obligation. « Je lui ai dit :  »Pour les OQTF, est-ce qu’on peut faire davantage ? ». Il a dit :  »Que monsieur Nuñez vienne comme il l’avait dit » », a-t-elle rapporté.

Alors que la crise diplomatique entre la France et l’Algérie se prolonge, Ségolène Royal a joué un rôle de médiatrice lors de sa visite, organisée par la Chambre de commerce et d’industrie algérienne. Elle a obtenu l’autorisation de rendre visite en prison au journaliste français Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme », et elle a indiqué avoir « obtenu » son transfert dans un établissement pénitentiaire près d’Alger.

« Beaucoup de Français et beaucoup de responsables français, parce qu’ils exploitent politiquement cette fracture, ne veulent pas comprendre », a ajouté l’ex-ministre. « L’Algérie a beaucoup évolué. C’est un pays aujourd’hui qui investit, qui exporte et tous les pays sont là pour investir dans ce pays, sauf la France », a-t-elle poursuivi, citant les relations croissantes entre l’Algérie et l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, ainsi que les États-Unis.

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