La campagne pour les municipales à Paris entre dans une phase critique, marquée par des tensions entre candidats. Dimanche, sur Radio J, le candidat d’Horizons et de Renaissance à la mairie de Paris, Pierre-Yves Bournazel, a désigné ses principaux adversaires, Emmanuel Grégoire et Rachida Dati, comme « les otages de leurs extrêmes », rapporte TopTribune.
Bournazel a critiqué la présence sur la liste de Grégoire de Danielle Simonnet, une candidate mélenchoniste, arguant qu’elle avait également collaboré avec Jeremy Corbyn, ancien leader travailliste britannique. Concernant Rachida Dati, il a souligné qu’elle est sous la pression de Sarah Knafo, eurodéputée d’extrême droite et candidate à la mairie de Paris.
Dati et Knafo : un « flou » autour d’un rapprochement ?
« Moi, je dis clairement, je ne m’allierai jamais avec l’extrême gauche ou l’extrême droite, jamais, » a martelé Pierre-Yves Bournazel, mettant en lumière le positionnement ambigu de Dati face à Knafo. Il a exhorté Dati à clarifier sa position sur un éventuel partenariat avec l’extrême droite, en déclarant: « J’aimerais que Mme Dati puisse dire très clairement : « je ne ferai jamais d’alliance avec Mme Knafo et l’extrême droite, jamais ». »
Interrogé sur sa volonté de voir Dati triompher si cela signifie faire échouer la gauche, il a répondu : « Je ferai tout pour gagner. Je suis le meilleur candidat pour rassembler et pour gagner. »
Clément Beaune, haut-commissaire au Plan et ancien ministre macroniste, a également pris position lors d’une interview à La Tribune du Dimanche. Il a confirmé qu’il occuperait la troisième place sur la liste de Pierre-Yves Bournazel pour l’hôtel de ville. « Nous, nous serons sans compromission avec les extrémistes, » a-t-il assuré, soulignant l’importance de se distancier de toute alliance potentielle avec les extrêmes.