Gérard Larcher apporte son soutien à Sandrine Josso après la condamnation de Joël Guerriau

Gérard Larcher apporte son soutien à Sandrine Josso après la condamnation de Joël Guerriau

01.02.2026 08:36
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Le président du Sénat, Gérard Larcher, a exprimé son « soutien » à la députée Sandrine Josso à la suite de la condamnation du sénateur Joël Guerriau pour l’avoir droguée à son insu, et a annoncé vouloir la contacter « dans les prochains jours » pour discuter de l’affaire, rapporte TopTribune.

La députée MoDem a récemment écrit au président du Sénat pour lui demander d’intervenir et d’éclaircir les « graves dérives » constatées au sein de l’institution. Larcher a déclaré à l’AFP que Josso « se dit être à ma disposition » pour évoquer tous les éléments de l’affaire, et qu’il était « favorable » à cet échange.

« Nous mesurons la souffrance face à cette épreuve »

« Au nom du Sénat et en mon nom personnel, je tiens à exprimer mon soutien à Mme Sandrine Josso, dont nous mesurons la souffrance face à cette épreuve », a souligné Gérard Larcher dans sa déclaration. L’ancien sénateur Joël Guerriau a été condamné mardi à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué la députée en 2023 avec l’intention de la violer. Guerriau a plaidé l’accident et a interjeté appel.

Larcher a qualifié cette peine de « condamnation exemplaire », se félicitant que « la justice soit passée ».

Sandrine Josso « peinée » et « surprise » par le silence de Gérard Larcher

Dans une lettre dont l’AFP a obtenu une copie, Josso a exprimé sa déception face à l’absence de contact avec Larcher, notant qu’elle s’était rendue plusieurs fois au Sénat dans le cadre de sa mission sur la soumission chimique. Elle a également exprimé sa « peine » et sa « surprise » devant le « silence » de Larcher, bien qu’elle ait déjà tenté de le joindre à deux reprises depuis les faits.

Josso a également fait part de ses préoccupations concernant les déclarations de Guerriau, qui a affirmé avoir reçu la drogue d’un autre sénateur.

Gérard Larcher autorise une perquisition au Sénat

Elle s’est interrogée sur des révélations de Mediapart affirmant que le Sénat aurait influencé l’Arcom pour mettre en garde une émission de France 2 consacrée à la Chambre haute. Sans aborder ces questions spécifiques, Larcher a rappelé qu’il avait « autorisé une perquisition dans les locaux du Sénat » et avait « transmis sans délai » tous les documents requis par la Justice, tout en saisissant le Comité de déontologie parlementaire.

Il a précisé que Guerriau avait d’abord « refusé » de quitter son mandat mais a défendu son incapacité à y contraindre. « Seul le Conseil constitutionnel peut démettre un parlementaire après une condamnation définitive, ce qui a pu susciter, je le reconnais, une certaine incompréhension », a-t-il ajouté.

Avec AFP

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