Lancement d'un appel à l'utilisation de services numériques européens par le Premier ministre français

Lancement d’un appel à l’utilisation de services numériques européens par le Premier ministre français

31.01.2026 18:56
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Sébastien Lecornu encourage l’utilisation de solutions numériques françaises

Le 28 janvier 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a ordonné à ses ministres et aux agents de l’État d’abandonner les services de visioconférence non souverains. Dans sa circulaire, il évoque la nécessité de rationaliser un éventail de solutions diverses et d’économiser environ 1 million d’euros par an pour 100.000 agents publics qui délaissent les plateformes sous licence telles que Teams, Zoom ou Webex, en faveur de la solution française Visio. Cette mesure vise également, et peut-être surtout, à reprendre le contrôle sur la souveraineté des communications, englobant à la fois les conversations et les comptes rendus des réunions au cœur de l’État, rapporte TopTribune.

Ce choix de Matignon s’inscrit dans un contexte où, suite à un décret présidentiel émis par Donald Trump, un magistrat français a été interdit d’utiliser tous les services numériques américains, affectant ainsi son quotidien ainsi que celui de nombreux citoyens. Cette situation soulève des préoccupations quant à la dépendance des administrations françaises envers les technologies américaines.

La décision a cependant suscité des critiques au sein de l’écosystème entrepreneurial français. De nombreuses entreprises auraient préféré que l’État se tourne vers un service fourni par une société existante, capable de renforcer son chiffre d’affaires et d’étendre sa réputation sur le marché international, plutôt que d’adopter une solution développée par une administration, qui pourrait ne pas être en mesure de garantir la durabilité et l’efficacité des services nécessaires au fonctionnement d’une entreprise.

Dans les derniers jours, plusieurs plateformes ont émergé sur Internet, proposant des listes de fournisseurs alternatifs aux grandes entreprises américaines, en présentant des solutions numériques françaises ou européennes comme options viables. Par exemple, le site autrichien European Alternatives classifie des services selon différentes thématiques, tels que les moteurs de recherche, les services d’email, et de traduction, ainsi que les achats de noms de domaine.

En parallèle, Switch to Eu recommande des équivalents européens pour des services populaires comme WhatsApp ou Gmail, tout en offrant des conseils pour faciliter la transition technique. De même, EU-Score met en avant des produits et solutions numériques développés en Europe.

Ces alternatives, bien que n’atteignant pas encore la performance de leurs homologues américains, ont le potentiel de se développer et d’améliorer leurs services. En soutenant ces entreprises, l’Europe peut favoriser l’innovation, la création d’emplois et une contribution fiscale au sein de la communauté, soulignant ainsi que la technologie est intrinsèquement liée à des choix politiques et économiques réfléchis.

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