Nathalie Saint-Cricq a été auditionnée le mercredi 28 janvier 2026 par la commission d’enquête chargée d’examiner la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, aux côtés d’Alexandre Kara, directeur de l’information, et de Muriel Pleynet, directrice adjointe de l’information et de franceinfo, rapporte TopTribune.
Cette commission fait l’objet de vives polémiques, notamment en raison de l’attitude de Charles Alloncle, député d’extrême-droite du groupe parlementaire d’Éric Ciotti, l’Union des droites pour la République. En décembre, après plusieurs tensions, le député a été rappelé à l’ordre par Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale.
La commission a repris ses travaux le 20 janvier, et ce mercredi, ce sont donc Nathalie Saint-Cricq, Alexandre Kara et Muriel Pleynet qui ont fait face aux questions des députés.
« Je ne pense pas que ce soit l’appât du gain qui me fasse travailler dans le service public »
Charles Alloncle a vivement réagi à la réponse d’Alexandre Kara, qui a évoqué les « écarts entre les salaires du privé et ceux du public », attaquant ensuite l’éditorialiste politique sur son salaire.
« Quand je vous entends dire, monsieur le directeur, que les écarts entre France Télévisions et les autres entreprises privées sont tels qu’il est difficile d’être attractif, je me permets de vous rappeler les moyennes du secteur. 72.000 euros de salaire moyen chez France Télévisions. Dans l’audiovisuel privé, c’est 67.000 euros. Est-ce que, madame Saint-Cricq, vous pourriez nous donner votre salaire ? »
Nathalie Saint-Cricq, forte de 35 ans d’expérience, a justifié son statut sans révéler le montant de son salaire. Elle a cependant insisté sur plusieurs faits, affirmant : « Je ne crois pas m’être plainte particulièrement. Qu’il y ait des écarts, c’est sûr. Qu’il n’y ait pas une transparence totale, c’est certain. Pour ce qui me concerne, je m’alignerai sur la décision de France Télévisions et de mes collègues qui est de dire que mon salaire est totalement disponible dans la fameuse Data-room. »
« Je rajoute à ce salaire que j’ai travaillé pendant dix ans à “Questions politiques”, une émission dominicale de France Inter, qui impose donc qu’on travaille un peu le samedi et beaucoup le dimanche. Je l’ai fait à titre totalement bénévole pendant dix ans. Donc je ne pense pas que ce soit l’appât du gain qui me fasse travailler dans le service public. »
Elle avait dévoilé son salaire en juillet
Elle a rappelé avoir indiqué son salaire en juillet dernier sur les ondes de RTL, précisant toucher 5 789 euros nets par mois.
Lundi 2 février, Léa Salamé et Laurent Delahousse seront également auditionnés. L’examen de la présentatrice du 20 heures sera particulièrement scruté, étant donné les spéculations autour d’une possible candidature à l’élection présidentielle de 2027 de son compagnon, Raphaël Glucksmann.
Alexandre Kara, ancien directeur de l’information, est intervenu pour défendre Léa Salamé : « Il n’y a pas des centaines de Léa Salamé », a-t-il affirmé. « Je me refuse aujourd’hui à priver les Français, à priver le 20 heures, d’une journaliste aussi talentueuse. » Léa Salamé a été claire : elle quittera l’antenne si Raphaël Glucksmann est candidat.