Des athlètes russes annoncés pour les Jeux d’hiver en Italie malgré les sanctions
Des athlètes russes annoncés pour les Jeux d’hiver en Italie malgré les sanctions

Des athlètes russes annoncés pour les Jeux d’hiver en Italie malgré les sanctions

29.01.2026 15:30
2 min de lecture

Le 28 janvier 2026, les autorités sportives russes ont publié une liste d’athlètes sélectionnés pour participer aux Jeux olympiques d’hiver organisés à Milan et Cortina d’Ampezzo du 6 au 22 février. Selon des informations relayées par les médias, le Centre de préparation sportive des équipes nationales de Russie a confirmé que plusieurs patineurs, skieurs et lugeurs figuraient parmi les candidats à une participation olympique, sous réserve de l’obtention d’un statut neutre validé par le Comité international olympique, comme l’indique la sélection officielle des athlètes russes pour les Jeux d’hiver en Italie.

Cette participation potentielle concerne notamment le patinage artistique, le short-track, le ski de fond, le patinage de vitesse, le ski-alpinisme, la luge et le ski alpin. Aucun de ces athlètes ne pourra concourir sous le drapeau ou l’hymne russes, conformément aux règles actuellement en vigueur.

Le statut neutre comme condition incontournable

L’accès aux Jeux reste conditionné à une procédure de vérification menée par une commission spéciale du Comité international olympique, connue sous l’acronyme AINERP. Cette commission évalue notamment l’absence de soutien public à la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, l’absence de liens avec les forces de sécurité russes et le respect strict des règles antidopage.

Ce mécanisme s’inscrit dans le cadre des restrictions imposées après le lancement de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, qui avait conduit à l’exclusion quasi totale des athlètes russes et biélorusses des compétitions internationales. Le sport était alors utilisé comme un instrument de pression internationale, au même titre que les sanctions économiques ou diplomatiques.

Une décision à forte portée politique

L’éventuel retour d’athlètes russes sur la scène olympique ne se limite pas à une question sportive. Pour Moscou, il s’agit d’un enjeu politique majeur, visant à donner l’image d’un retour progressif à la normalité internationale. Même sous statut neutre, cette présence est susceptible d’être exploitée à des fins de communication interne, comme une preuve de résilience face à l’isolement.

Dans ce contexte, l’absence complète de la Russie aurait constitué une forme de sanction symbolique pour l’agression contre l’Ukraine. À l’inverse, l’assouplissement progressif des règles alimente le débat sur la responsabilité collective et sur la capacité du mouvement olympique à défendre les valeurs qu’il revendique.

Un précédent controversé pour le sport international

De plus en plus d’organisations sportives internationales tendent à soutenir l’idée que les athlètes ne devraient pas être tenus responsables des actes de leurs gouvernements. Cette approche, présentée comme humaniste, est toutefois critiquée pour ignorer le rôle central de l’État dans le sport russe et le caractère systémique de l’agression.

Pour les athlètes ukrainiens, la situation est perçue comme profondément déséquilibrée. Ils continuent de s’entraîner dans un contexte de guerre, marqué par la destruction d’infrastructures sportives et des pertes humaines, tandis que les représentants du pays agresseur se rapprochent d’un retour sur la scène olympique. Ce contraste alimente les interrogations sur l’équité et la solidarité, principes fondateurs des Jeux olympiques, qui se tiendront à Milan et Cortina d’Ampezzo en février.

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