Hypertension artérielle : un nouveau mécanisme cérébral identifié, sans lien avec le stress ou le poids

Hypertension artérielle : un nouveau mécanisme cérébral identifié, sans lien avec le stress ou le poids

28.01.2026 07:16
1 min de lecture

Une équipe scientifique internationale a récemment dévoilé un mécanisme inattendu lié à l’hypertension artérielle, mettant en évidence le rôle crucial de la région parafaciale latérale dans le tronc cérébral, un secteur primordial du cerveau, qui serait déterminant dans l’augmentation de la pression sanguine, rapporte TopTribune.

Le Pr Julian Paton, directeur du Centre de recherche cardiaque Manaaki Manawa à l’Université d’Auckland en Nouvelle-Zélande, souligne que « oui, le cerveau peut aussi être le coupable ». Cet article a été publié dans la revue Circulation Research.

Connue pour son implication dans certaines fonctions respiratoires, la région parafaciale latérale est activée lors de l’expiration forcée, comme pendant le rire, l’exercice ou la toux. « Ces expirations sont pilotées par nos muscles abdominaux », ajoute le Pr Paton.

Les résultats de l’étude révèlent que lors de cas d’hypertension, cette zone cérébrale s’active, et après désactivation par l’équipe de recherche, la pression artérielle des sujets revient à des niveaux normaux, précise le Pr Paton.

Cette découverte indique que des modifications dans les schémas respiratoires, en particulier les contractions abdominales intenses, peuvent induire une hypertension. Identifiant une respiration abdominale anormale chez les patients hypertendus pourrait ainsi permettre de pointer la cause de leur état et de proposer des traitements adaptés.

Un traitement est-il possible ?

Suite à cette avancée, les chercheurs se penchent sur les options thérapeutiques. Toutefois, le Pr Paton note que « cibler le cerveau avec des médicaments est délicat, car ces derniers influencent l’ensemble du cerveau plutôt qu’une région spécifique ».

Une percée significative a été réalisée avec la découverte que la région parafaciale est activée par des signaux provenant des corps carotidiens, petites structures cellulaires situées dans le cou, près de l’artère carotide, qui mesurent les niveaux d’oxygène dans le sang.

Ces corps carotidiens sont accessibles aux médicaments, ouvrant ainsi la voie à des traitements innovants, notamment pour les patients souffrant du syndrome des apnées du sommeil, car ces structures s’activent chez ces individus lorsqu’ils connaissent des arrêts respiratoires nocturnes.

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