Interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans : Macron accélère le processus législatif

Interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans : Macron accélère le processus législatif

24.01.2026 15:06
1 min de lecture

Le gouvernement français accélère sur l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans

Le 23 janvier 2026, le président Emmanuel Macron a demandé au gouvernement d’activer la procédure accélérée concernant la proposition de loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans. Dans une vidéo diffusée par BFMTV, il a souligné sa volonté de mettre en œuvre cette législation « à la rentrée prochaine », rapporte TopTribune.

Cette procédure, permet de réduire les délais nécessaires pour l’adoption de la loi, a été lancée par le gouvernement le 23 janvier, comme le confirme l’Assemblée nationale. Selon Macron, la loi est « un texte beaucoup plus simple qui correspond à la promesse faite, c’est-à-dire d’interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans », ainsi que « l’interdiction des portables dans nos lycées ». Il a insisté sur l’importance de protéger les émotions des jeunes, déclarant que « le cerveau de nos enfants et de nos adolescents n’est pas à vendre ».

Bien qu’un projet de loi gouvernemental similaire ait été initialement annoncé, l’exécutif a choisi de soutenir la proposition portée par la députée Laure Miller, qui avait dirigé une commission d’enquête sur cette question. La proposition de loi sera débattue à l’Assemblée nationale à partir de ce lundi 26 janvier dans le cadre de la niche parlementaire du groupe EPR.

Cependant, le texte devrait faire face à une motion de rejet de La France insoumise. Lors des discussions en commission, le député LFI Arnaud Saint-Martin a critiqué ce qu’il considère comme un « paternalisme numérique ». De son côté, Steevy Gustave du groupe écologiste a qualifié cette approche de solution « simpliste », tout en notant que son groupe n’est pas unanime. À l’inverse, la proposition bénéficie du soutien de partis comme le Rassemblement national, Horizons et Les Républicains.

Il est important de noter que le texte a été entièrement réécrit en commission sur l’initiative de la rapporteure Laure Miller, suite à un avis très critique du Conseil d’État sur sa version initiale.

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