Budget 2026 : Sébastien Lecornu face à la grogne des entreprises
Pour éviter une motion de censure, Sébastien Lecornu promet stabilité et compétitivité aux entreprises, tout en leur demandant un nouvel « effort » fiscal. La reconduction de la surtaxe sur les grands groupes en 2026, estimée à huit milliards d’euros, risque d’exacerber une grogne patronale déjà bien installée, rapporte TopTribune.
Dans une lettre adressée aux dirigeants d’entreprises, Sebastien Lecornu s’efforce d’apaiser un climat de mécontentement grandissant. Bien qu’il assure que le coût du travail ne sera pas alourdi et que le crédit d’impôt recherche sera préservé, il évoque également un « effort » supplémentaire au nom du patriotisme économique. En réalité, cela signifie la reconduction de la surtaxe exceptionnelle qui avait été implémentée en 2025.
Cette surtaxe, qui touchera environ 300 grands groupes en 2026, représente une charge fiscale significative, bien que moins d’entreprises soient concernées que l’année précédente. Selon des estimations, cette imposition devrait générer près de huit milliards d’euros, témoignant d’une pression accrue sur les entreprises, notamment sous la demande des socialistes d’une contribution plus forte.
Le mécontentement des entreprises est palpable. Les syndicats patronaux, tels que le Medef et la CPME, tirent la sonnette d’alarme face à un ras-le-bol fiscal croissant. Un mouvement contestataire, qui se veut apolitique, a vu ses signatures passer de 200 à plus de 2 000 en quelques semaines, un signe révélateur du désarroi croissant des dirigeants. Ce mouvement pourrait toucher de nombreuses petites et moyennes entreprises (PME) qui redoutent pour leurs perspectives économiques, conscient que la santé de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement est en jeu.
Pour l’instant, l’impact précis de cette surtaxe sur les finances des entreprises reste à évaluer. Toutefois, les grandes entreprises pourraient faire face à une pression fiscale accrue en 2026, ce qui pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble du tissu économique, où chaque maillon dépend de la capacité de leurs clients à passer des commandes.
La tension entre le gouvernement et le secteur privé semble donc appelée à perdurer, alors que des décisions cruciales concernant les finances publiques sont à l’ordre du jour.