Le marché immobilier en 2025 : un rebond fragile et des incertitudes pour 2026
Au cœur de janvier 2026, des réseaux et fédérations immobilières annoncent un rebond du marché en 2025, après plus de deux ans de baisses des transactions. Avec près de 940 000 ventes, soit une augmentation de 11 % par rapport à l’année précédente, l’activité immobilière a nettement progressé, bien que restant en deçà du pic des 1,2 million de transactions post-Covid en 2021, rapporte TopTribune.
Les indicateurs montrent que la reprise, bien que positive, s’avère fragile. Les taux d’intérêt, stabilisés autour de 3 %, ont redonné du pouvoir d’achat aux acquéreurs. Ce faisant, le marché s’est lentement redressé après une période où les taux avaient grimpé de 1 % à 4 % entre 2022 et début 2024, bloquant ainsi toute dynamique. Parallèlement, les prix ont connu une certaine stabilisation, avec des hausses dans des métropoles comme Paris et Lyon, tandis que certaines villes de taille moyenne enregistrent seulement de légers abaissés.
La production de crédits a également augmenté, avec un soutien notable des dispositifs tels que le Prêt à taux zéro, redynamisant les projets pour les primo-accédants. Pour 2026, l’accent sera mis sur les conditions d’emprunt. La question de savoir si les banques maintiendront des taux d’intérêt autour de 3 % reste cruciale, bien que certaines institutions aient déjà légèrement relevé leurs barèmes. Un contexte de forte concurrence devrait toutefois préserver cette dynamique.
Les évolutions politiques, économiques et même géopolitiques, notamment les décisions de la Banque centrale européenne et la fluctuation des taux d’emprunt d’État, constitueront également des facteurs d’incertitude. Des réformes importantes, comme le statut des bailleurs privés et l’élargissement potentiel du Prêt à taux zéro, restent en attente de vote. Dans ce climat, les prévisions pour 2026 évoquent des hausses modérées des prix et un volume de ventes similaire à celui de 2025.
Parallèlement, la location privée en France se complique. Il devient de plus en plus difficile de trouver des logements à long terme, notamment dans les grandes villes, avec une baisse de 30 % des annonces par rapport à il y a quatre ans. La construction de logements neufs est elle aussi incertaine, avec des baisses dans les permis, les mises en chantier et les ventes. Environ 20 % des projets ont été abandonnés pour des raisons économiques.
Face à ces défis, la nécessité de transformer et réhabiliter l’existant pour produire des logements abordables se fait pressante. Le logement se profile comme un enjeu central des prochaines élections municipales, impactant des domaines variés tels que l’emploi, la mobilité, et l’aménagement du territoire. La chaîne du logement reste interconnectée et nécessite des solutions adaptées pour un avenir durable.