La toux post-infectieuse persiste entre trois et huit semaines, selon une étude canadienne

La toux post-infectieuse persiste entre trois et huit semaines, selon une étude canadienne

14.01.2026 06:38
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Une étude sur la toux post-infectieuse révèle des résultats sans appel

Une méta-analyse menée à l’Université de la Colombie-Britannique (Vancouver, Canada) a établi que la toux qui suit une infection respiratoire est non seulement courante, mais elle peut persister entre trois et huit semaines après l’épisode infectieux, rapporte TopTribune.

Cette toux, qualifiée de « subaiguë », résulte d’une série de réactions inflammatoires causées par l’infection, entraînant une sensibilité accrue des bronches et une production excessive de mucus. Les auteurs de l’étude estiment que 11 à 25 % des adultes en sont concernés après une infection respiratoire.

Aucun traitement efficace contre la toux post-infectieuse

Les résultats de l’analyse révèlent qu’aucune donnée scientifique ne soutient l’utilisation de traitements pharmacologiques pour diminuer la durée de la toux post-infectieuse. Aucune efficacité n’a été démontrée pour les corticostéroïdes inhalés, les bronchodilatateurs, les antitussifs ou les antibiotiques.

En revanche, de nombreux essais ont montré qu’une amélioration des symptômes de la toux pouvait avoir lieu sans l’aide de médicaments. La conclusion est claire : la toux post-infectieuse se résout généralement d’elle-même, et l’automédication peut s’avérer inutile, voire dangereuse.

Toux post-infection ou tuberculose ?

Le diagnostic de la toux post-infectieuse est confirmé chez les individus ayant récemment contracté une infection respiratoire, après avoir écarté d’autres maladies telles que l’asthme ou la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO). Il est également crucial d’exclure la coqueluche, en particulier chez ceux qui présentent des quintes de toux accompagnées de vomissements.

Au-delà de 8 semaines de toux : prendre les choses en main

La persistance d’une toux ou l’apparition de symptômes préoccupants, tels que des crachats de sang, des difficultés à avaler ou une dyspnée disproportionnée, nécessite des examens complémentaires, y compris une radiographie thoracique. Les antécédents de pneumonie récurrente ou de tabagisme prolongé sont des signaux d’alerte supplémentaires.

Les toux dépassant huit semaines sont considérées comme « chroniques » et requièrent une évaluation approfondie, incluant des tests de la fonction pulmonaire pour exclure des conditions telles que l’asthme ou la BPCO.

Les chercheurs concluent qu’il est essentiel de rassurer les patients sur le caractère limité dans le temps de la toux post-infectieuse et son auto-résorption. Ce message pourrait réduire le recours inutile aux prescriptions, y compris celles d’antibiotiques. Les professionnels de santé sont encouragés à conseiller une consultation de suivi si la toux persiste au-delà de huit semaines ou si de nouveaux symptômes apparaissent.

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