Deux anciennes employées du chanteur Julio Iglesias portent plainte en Espagne, dénonçant des agressions sexuelles et des viols commis par l’artiste en 2021, selon des sources judiciaires. La plainte a été déposée le 5 janvier, mais peu de détails ont été divulgués sur son contenu, rapporte TopTribune.
Une employée de maison et une physiothérapeute concernées
La révélation de cette plainte a eu lieu juste après la publication d’une enquête de la télévision américaine Univision et du quotidien espagnol elDiario.es. L’enquête décrit les expériences d’une employée de maison et d’une physiothérapeute de Julio Iglesias, évoquant des agressions sexuelles et du harcèlement. Une des plaignantes relate des actes pouvant être qualifiés de viol.
Julio Iglesias, âgé de 82 ans, n’a pas réagi aux demandes de Univision et elDiario.es, ni répondu aux tentatives de contact de l’AFP.
« Je me sentais comme une esclave »
Selon l’enquête, les incidents auraient eu lieu en 2021 dans les résidences privées du chanteur en République dominicaine et aux Bahamas. Une des plaignantes, utilisant le pseudonyme « Rebeca », a décrit son expérience : « Je me sentais comme un objet, comme une esclave en plein XXIe siècle », ajoutant qu’Iglesias lui faisait des avances déplacées. L’autre plaignante, sa physiothérapeute Laura, témoignait également de pressions pour avoir des relations sexuelles, décrivant des actes d’attouchements et des humiliations pendant leur service.
« Des témoignages glaçants »
Né en 1943, Julio Iglesias est un artiste iconique, connu pour des titres comme Je n’ai pas changé et Pauvres diables (Vous les femmes). Il est reconnu comme l’artiste latino ayant vendu le plus de disques au monde, avec des centaines de millions d’albums écoulés.
La ministre espagnole de l’Égalité, Ana Redondo, a appelé à une enquête exhaustive, qualifiant les témoignages de « glaçants ». Yolanda Díaz, vice-présidente du gouvernement, a également dénoncé des « situations d’esclavage ». L’écrivain Ignacio Peyró, auteur d’une biographie d’Iglesias, et l’éditeur Libros del Asteroide ont exprimé leur « profonde consternation » face aux allégations, promettant une réédition révisée de l’ouvrage.
Avec AFP.