Budget de l’État : Éric Coquerel rejette toute concession du Parti socialiste
Lors d’une interview le 11 janvier 2026, le député de Seine-Saint-Denis (LFI), Éric Coquerel, a affirmé qu’il ne voit aucune justification pour les concessions que pourrait faire le Parti socialiste concernant le budget de l’État, suite au rejet de ce dernier par la commission des Finances. Il a déclaré : « Il n’y a pas matière aujourd’hui à [faire] même d’infimes concessions, tout ça a été battu », rapporte TopTribune.
Les députés ont rejeté après 28 heures de débats la partie dépenses du budget, comme ce fut le cas la veille pour les recettes. Coquerel a rappelé que les lignes rouges imposées par le Parti socialiste pour des questions telles que la taxation des hauts patrimoines et les coupes budgétaires ont été largement ignorées : « Boris Vallaud mettait des lignes rouges, eh bien j’observe que ces lignes rouges… tout ça a été battu ».
Il a noté qu’à la différence de la première lecture, où des amendements avaient été vus pour taxer les plus riches, cette seconde lecture n’a vu « quasiment rien de tout ça ».
Sur un autre front, le Premier ministre Sébastien Lecornu a missionné le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, pour préparer d’éventuelles élections législatives anticipées en cas de censure du gouvernement. Une source gouvernementale a précisé que cela pourrait mener à une dissolution. Coquerel a qualifié cette manœuvre de « coup de pression », déclarant que le Premier ministre tentait d’influencer le vote, tant des députés socialistes que des Républicains.
Enfin, en cas d’élections législatives anticipées, Coquerel envisage une possible coalition entre La France insoumise, Les Écologistes et le PS, à condition que cela soit basé sur le programme du Nouveau Front populaire : « Il n’y a pas de raison que nous ne fassions pas ce que LFI avait suggéré à l’automne ». Il a évoqué que malgré l’absence du PS lors des discussions passées, il est possible qu’un rassemblement se forme sur des bases communes si de nouvelles élections devaient se tenir.