Le 1er juillet 2025, le gouvernement français a échappé à une motion de censure déposée par le Parti socialiste (PS) concernant les réformes des retraites. Le vote n’a recueilli que 189 voix sur les 289 nécessaires pour renverser l’exécutif, le Rassemblement national refusant de soutenir cette initiative, rapporte TopTribune.
Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, a exprimé son désaccord avec l’idée d’utiliser l’article 49.3 pour l’adoption du budget 2026. « Je suis présidente de l’Assemblée nationale et donc je ne souscris pas au 49.3. À partir du moment où le Premier ministre et le gouvernement ont dit qu’ils y renonçaient, je pense que la parole publique est importante et doit être crédible », a-t-elle déclaré sur BFMTV/RMC. Elle a également souligné que pour avancer vers un compromis, « chacun doit faire des efforts ». Les députés, qui ont repris l’examen du budget en commission, peinent à trouver un consensus, ce qui favorise les spéculations sur un possible recours au 49.3.
« Une impasse » si l’Assemblée rejetait le budget
Braun-Pivet a averti que le rejet du budget par l’Assemblée dans cette nouvelle navette parlementaire constituerait « une impasse » car cela prolongerait « le régime de la loi spéciale qui n’est pas du tout satisfaisant ». Néanmoins, elle a appelé à ne pas anticiper la fin de ces discussions et à investir les efforts nécessaires dans ce débat parlementaire.
De son côté, Olivier Faure, Premier secrétaire du PS, a mis en garde que si le Premier ministre revenait sur sa décision de renoncer au 49.3, ce serait en raison de groupes politiques qui évitent tout dialogue. « Quand je vois que des personnes, de Bruno Retailleau jusqu’à La France insoumise, refusent toute forme de dialogue, ils rendent la main au gouvernement », a-t-il déploré sur France 2.