Perpignan : les tensions s’intensifient à l’approche des élections municipales
Perpignan, ville de 120 000 habitants, devient un point névralgique des élections municipales, alors que le maire actuel, Louis Aliot, membre du Rassemblement national (RN), fait face à une opposition accrue. Depuis 2020, son bilan est vivement critiqué, notamment sur ses politiques en matière de sécurité et d’emploi, une situation exacerbée par des préoccupations liées à son éventuelle inéligibilité, rapporte TopTribune.
Les préoccupations des citoyens sont palpables, notamment dans le quartier populaire de Saint-Jacques, où Mickael Idrac, candidat de La France insoumise, distribue des tracts. Un propriétaire de bar se plaint : « La ville est morte, il n’y a pas de transports, il n’y a rien. On a l’impression d’être dans une ville de vieux. » Idrac renchérit en affirmant que « les quartiers populaires sont abandonnés. »
La gauche semble divisée, avec trois listes en compétition, résultant en une fragmentation de son soutien. Agnès Langevine, vice-présidente de la région Occitanie, dénonce : « C’est Perpignan en faillite, un enfant sur deux vit dans une famille qui est sous le seuil de pauvreté. »
De leur côté, les partis du bloc central se regroupent autour d’un candidat unifié, Bruno Nougayrède. Il déclare : « Il n’y a pas eu d’effet Aliot à Perpignan, » et appuie son argument par des statistiques du ministère de l’Intérieur qui témoignent d’une dégradation de la sécurité.
« Il y a une question qui intéressera les Perpignanais : veulent-ils voter pour un maire qui risque une OQTP, une obligation de quitter le terrain politique, quelques semaines après son élection ? »
Bruno Nougayrède, candidat du bloc central
En réponse aux critiques, Louis Aliot défend son mandat en déclarant qu’il a recruté 40 policiers municipaux depuis 2020 et que « les efforts sont en cours dans la rénovation urbaine. » Il minimise également le risque d’inéligibilité dans l’affaire des assistants d’eurodéputés du RN, affirmant que son succès lors des précédentes élections n’aurait pas été possible sans le soutien des électeurs, malgré les allégations qui pèsent sur lui.