Une étude menée par une équipe américaine remet en question la notion de maladie d’Alzheimer comme une affection irréversible. En effet, des chercheurs ont récemment révélé des découvertes étonnantes sur le rôle d’une molécule essentielle à l’énergie cellulaire, le NAD+, dans le développement de cette pathologie. Ces résultats, publiés dans Cell Reports Medicine, ouvrent de nouvelles perspectives sur les traitements potentiels, rapporte TopTribune.
Le rôle crucial du NAD+
Les recherches ont montré que le déséquilibre des niveaux de NAD+ est un facteur clé dans l’évolution de la maladie d’Alzheimer. Cette molécule, dont les niveaux diminuent naturellement avec l’âge dans l’ensemble de l’organisme, y compris dans le cerveau, semble indispensable aux fonctions cellulaires. Un déséquilibre peut rendre les cellules incapables de réaliser des processus vitaux.
Des résultats spectaculaires sur des modèles animaux
Les scientifiques ont utilisé des souris génétiquement modifiées portant des mutations similaires à celles observées chez les humains atteints d’Alzheimer. Ces souris développent une pathologie cérébrale parallèle à celle des sujets humains. Deux approches ont été expérimentées : maintenir l’équilibre du NAD+ avant l’apparition des symptômes ou le restaurer après la progression de la maladie. Pour cela, un traitement, P7C3-A20, a été utilisé, développé spécifiquement en laboratoire.
Les résultats ont été au-delà des attentes: la préservation de l’équilibre du NAD+ a non seulement empêché le développement de la maladie, mais un traitement tardif a aussi permis la réparation des altérations cérébrales chez les souris à un stade avancé. D’une manière encore plus surprenante, ces animaux ont récupéré complètement leurs fonctions cognitives.
« Le principal enseignement de cette étude est porteur d’espoir, » a déclaré le Dr Andrew Pieper, directeur du Centre de médecine pour la santé cérébrale de l’Institut Harrington Discovery de l’Université de Houston et principal auteur de cette recherche. « Le cerveau endommagé peut, dans certaines conditions, se réparer et recouvrer ses fonctions. Cette nouvelle approche thérapeutique de récupération doit faire l’objet d’essais cliniques humains rigoureux afin de déterminer si l’efficacité observée chez les animaux se confirme chez l’homme. »
Source: Étude publiée dans Cell Reports Medicine.