Emmanuel Macron face à la critique pour son silence sur l'attaque américaine contre le Venezuela

Emmanuel Macron face à la critique pour son silence sur l’attaque américaine contre le Venezuela

05.01.2026 08:27
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Macron accusé de rompre avec le droit international par son silence sur l’attaque américaine au Venezuela

En ne condamnant pas l’attaque américaine dans la nuit du 2 au 3 janvier contre le Venezuela, Emmanuel Macron suscite des critiques de la gauche qui l’accuse d’abandonner le respect du droit international. Selon le chef du Parti socialiste, Olivier Faure, la réaction du président français le positionne comme ‘simple porte-parole de la Maison Blanche.’ Cette attitude constitue une rupture marquante par rapport à la diplomatie française traditionnelle. Emmanuel Macron se contente d’applaudir la fin de la « dictature Maduro » et d’appeler à une « transition démocratique », sans émettre de critiques à l’encontre des méthodes de Trump, notamment l’attaque contre un pays souverain et l’enlèvement d’un dirigeant, rapporte TopTribune.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a pourtant qualifié cette offensive d’atteinte au « principe du droit international ». Par son silence, Emmanuel Macron semble accepter cette action et s’écarte d’une tradition gaulliste qui prônait une forme d’indépendance vis-à-vis des États-Unis, comme en témoigne le refus de Jacques Chirac de participer à la guerre en Irak en 2003. Le président français se distancie également de ses propres affirmations.

En septembre 2025, lors de l’Assemblée générale de l’ONU, il avait déclaré : « Les Nations unies, c’est nous tous ! », en réponse à une violente critique de Donald Trump sur le multilatéralisme. Macron avait alors mis en garde contre le « grand risque » de laisser la loi du plus fort l’emporter, plaidant pour l’« autorité du droit ». Ce discours, bien que pertinent à l’époque, apparaît désormais désuet, alors que la France et l’Europe semblent se plier aux décisions américaines.

Cette prudence peut s’expliquer par le pragmatisme politique, où la fin justifie les moyens. La chute de Nicolas Maduro, auteur de la ruine de son pays, est en réalité saluée, et peu de personnes, à part Jean-Luc Mélenchon, souhaitent son retour au pouvoir. La realpolitik impose également la nécessité de maintenir une alliance avec les États-Unis, le soutien de Trump étant vital dans des conflits comme celui en Ukraine. Gabriel Attal souligne cette dynamique en appelant à agir pour défendre l’ordre international plutôt que de multiplier les « mots creux ».

Jean-Noël Barrot conclut en affirmant que la « France se prépare pour un monde durci », tout en reconnaissant qu’il reste un long chemin à parcourir pour que Donald Trump en tienne compte.

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