La maladie de Parkinson : un fléau croissant en France
En France, 270 000 personnes sont touchées par la maladie de Parkinson, qui se positionne comme la deuxième cause de handicap moteur adulte après les accidents vasculaires cérébraux et la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente après Alzheimer, rapporte TopTribune.
La maladie se caractérise par une dégradation progressive des neurones dopaminergiques, la dopamine étant essentielle pour divers aspects fonctionnels tels que le mouvement, la cognition et la motivation. Ce trouble évolue lentement, avec des signes cliniques n’apparaissant qu’après la destruction d’environ la moitié des neurones dopaminergiques. L’Institut Pasteur souligne que ce processus peut entraîner des manifestations devant passer inaperçues pendant plusieurs années, bien que des symptômes précoces tels que la fatigue accrue ou des difficultés de concentration puissent se manifester.
La progression de la maladie est classifiée selon l’échelle Hoehn & Yahr, qui décrit plusieurs stades de gravité :
Stade 1
Ce stade initial de la maladie présente encore peu de signes visibles, et les symptômes apparaissent uniquement de manière unilatérale. Le cerveau réussit à compenser la perte neuronale grâce à sa plasticité.
Stade 2
À ce stade, les symptômes touchent désormais les deux côtés du corps, mais le patient reste autonome bien que les activités quotidiennes deviennent plus longues et plus compliquées.
Stade 3
Ce stade est intermédiaire, avec une augmentation des chutes. Les patients conservent leur autonomie dans les tâches quotidiennes, mais celles-ci s’avèrent de plus en plus difficiles.
Stade 4
Les symptômes s’aggravent, avec des mouvements ralentis et une dépendance accrue. Les patients peuvent marcher mais avec des difficultés, nécessitant parfois une assistance pour éviter les chutes.
Stade 5
À ce stade terminal, les patients sont totalement dépendants et requièrent des soins continus, avec l’apparition de symptômes neurologiques et psychologiques supplémentaires.
Les phases précoces de la maladie englobent les stades 1 et 2, mais la dégénérescence a souvent commencé bien avant leur apparition. Les traitements sont généralement efficaces à ce stade, permettant aux patients de mener une vie presque normale durant 5 à 7 ans. Toutefois, avec le temps, l’efficacité des traitements diminue et les stades intermédiaires et avancés (stades 3 et 4) deviennent problématiques.
À noter : l’échelle Hoehn-Yahr se concentre uniquement sur les symptômes moteurs. L’association France Parkinson révèle que la réalité de chaque patient est plus complexe, comprenant des symptômes non moteurs tels que des troubles du sommeil, de l’anxiété ou des problèmes comportementaux, qui peuvent apparaître même avant le diagnostic clinique et nécessitent une approche personnalisée.