L’hétérochromie : entre facteurs génétiques et diagnostics médicaux
La couleur des yeux, déterminée par des facteurs génétiques au niveau de l’iris, peut varier considérablement. Ce petit disque pigmenté, situé derrière la cornée et entouré par la pupille, présente différentes teintes telles que le vert, bleu, marron et noir, en fonction de la répartition de la mélanine, rapporte TopTribune.
L’hétérochromie se manifeste par une différence de couleur entre les iris, que ce soit sur l’ensemble de l’iris ou, plus rarement, sur une partie seulement. Cette condition peut être congénitale ou acquise. Dans le cas congénital, il s’agit souvent de « d’affections bénignes sporadiques et isolées sans aucune signification clinique », explique le Dr Forshing Lui de la California Northstate University (Elk Grove, États-Unis), qui a publié des travaux sur le sujet.
Pour ce qui est des formes acquises, le Dr Lui mentionne que celles-ci peuvent résulter d’un traumatisme oculaire ou de divers syndromes rares, ainsi que d’autres tumeurs et maladies locales touchant l’iris.
Un signe, pas une maladie
Comme le souligne le Dr Lui, « dans la plupart des situations, en cas d’hétérochromie isolée et d’absence d’autres résultats anormaux à l’examen physique, le diagnostic sera celui d’une hétérochromie bénigne ». Il rappelle également que « l’hétérochromie est un signe et non une maladie en soi. Il n’existe pas de traitement spécifique ».
À noter : des hétérochromies dites partielles existent, où l’iris d’un même œil présente plusieurs couleurs.