Climat : le dernier rapport de l'ONU révèle une augmentation alarmante de la facture globale.

Climat : le dernier rapport de l’ONU révèle une augmentation alarmante de la facture globale.

10.12.2025 10:46
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Le dernier rapport GEO-7 de l’ONU met en évidence que la crise climatique est désormais un risque macroéconomique prédominant. Les dommages causés à l’environnement par les activités humaines atteignent des sommets sans précédent, impactant déjà la croissance mondiale. Les estimations du Programme des Nations unies pour l’environnement suggèrent que si les choses restent telles quelles, le PIB mondial pourrait être réduit de 4 % d’ici à 2050 et de près de 20 % d’ici la fin du siècle, en raison du réchauffement climatique, de la dégradation des terres, de l’effondrement de la biodiversité et de la pollution, rapporte TopTribune.

Des milliards de dollars de pertes par heure

Les coûts environnementaux prennent une tournure insoutenable. D’après le rapport, les activités liées à l’agriculture et à l’utilisation des énergies fossiles entraînent environ 5 milliards de dollars de pertes chaque heure, soit plus de 41 000 milliards d’euros par an en équivalent. Le système alimentaire à lui seul engendre près de 18 400 milliards d’euros, alors que le secteur des transports excède 12 000 milliards. Par ailleurs, l’électricité provenant des combustibles fossiles approcherait 11 000 milliards. Ces sommes ne tiennent pas compte des impacts systémiques futurs, tels que les ruptures de chaînes d’approvisionnement causées par des événements climatiques extrêmes ou les pertes agricoles dues à la dégradation des terres.

A ces coûts directs viennent s’ajouter des dépenses de santé, évaluées à plus de 7 400 milliards d’euros pour la seule pollution de l’air. Le rapport souligne que la pollution est responsable de neuf millions de décès prématurés chaque année, exacerbant les charges publiques, réduisant la productivité et perturbant les marchés de l’emploi. Les événements climatiques extrêmes engendrent déjà des coûts supérieurs à 132 milliards d’euros par an, un chiffre qui devrait augmenter avec la hausse des températures.

Des politiques publiques qui entretiennent des projets préjudiciables

Simultanément, les subventions nuisibles à l’environnement, évaluées à 1 380 milliards d’euros, perpétuent un modèle économique basé sur de vastes externalités négatives. L’ONU appelle ainsi à une réforme radicale des incitations économiques, soulignant l’importance de passer d’un modèle axé sur le PIB à une approche centrée sur la richesse inclusive, intégrant les ressources naturelles et humaines dans les indicateurs de performance.

Le rapport met en avant un paradoxe : pour éviter les dégâts les plus graves, des investissements annuels d’environ 7 300 milliards d’euros seraient nécessaires jusqu’en 2050, bien que ces dépenses puissent générer des bénéfices macroéconomiques bien plus conséquents. Les projections suggèrent un potentiel de gains dépassant 18 400 milliards d’euros par an d’ici 2070, et jusqu’à 92 000 milliards dans la deuxième moitié du siècle. En d’autres termes, la transition vers une économie bas carbone ne représente pas un coût net, mais plutôt un choix stratégique entre pertes assurées et rendements futurs considérables.

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