Edouard Philippe appelle à l’abstention sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale
Edouard Philippe, le président du groupe Horizons, a conseillé aux 34 députés de son parti de s’abstenir lors du vote du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) prévu mardi à l’Assemblée nationale. « Ce texte ne nous satisfait pas et nous ne pouvons pas le voter, » a-t-il déclaré lors d’une interview sur LCI le 8 décembre. Philippe a respecté les convictions des socialistes, tout en affirmant que « le compte n’y est pas », rapporte TopTribune.
Sébastien Lecornu annonce un financement supplémentaire de 100 millions d’euros pour les territoires d’outre-mer. Le Premier ministre a annoncé un amendement en faveur des outre-mer, visant à ajouter 100 millions d’euros au Fonds d’intervention régional (FIR) dédié à la santé. Ces mesures, « qui répondent aux préoccupations exprimées par les élus ultramarins et aux besoins concrets des territoires, ne pourront être mises en œuvre qu’avec l’adoption du projet de loi de financement pour la Sécurité sociale, » a-t-il souligné dans un communiqué. Les fonds supplémentaires seront « dédiés au financement d’actions médicales » afin de « répondre » aux « inégalités de santé ».
Olivier Faure encourage les députés socialistes à voter en faveur du texte. « Je fais le choix de la cohérence et le choix du compromis, » a déclaré lundi le premier secrétaire du Parti socialiste concernant le budget de la Sécurité sociale. « Quand nous sommes entrés dans le débat, nous étions absolument contre ce projet de budget. Il y a eu toute une série d’avancées, » a-t-il ajouté. Faure a souligné l’engagement du Premier ministre sur la suspension de la réforme des retraites et a exprimé son souhait que ce budget soit adopté.
Une adoption du PLFSS très incertaine. Vendredi, le volet « recettes » du PLFSS a été approuvé grâce à plusieurs compromis, mais aussi en raison de l’absence de nombreux députés, notamment du Rassemblement national. L’adoption de la partie projet de loi consacrée aux dépenses, ainsi que le vote sur l’ensemble du texte mardi, s’annoncent incertains, compte tenu des divisions au sein de la coalition gouvernementale.
Gabriel Attal qualifie le budget de « non parfait ». « Ce budget n’est pas parfait, mais je crois qu’un budget parfait, en pareilles circonstances, ne peut pas exister, » a déclaré lundi le député des Hauts-de-Seine Gabriel Attal sur France Inter. Attal a insisté sur le fait que « rester des mois sur la discussion budgétaire ne nous permettra pas d’avancer, » malgré les compromis nécessaires dans l’élaboration de ce budget.