"En France, l'essor des radiateurs minant du bitcoin pour réduire les factures d’électricité"

« En France, l’essor des radiateurs minant du bitcoin pour réduire les factures d’électricité »

01.12.2025 10:16
2 min de lecture

Le minage de bitcoin devient une solution pour réduire les factures d’électricité en France

Alors que les températures chutent, de plus en plus de Français se tournent vers le minage de bitcoin comme une méthode innovante pour diminuer leur facture d’électricité. Des utilisateurs achètent des radiateurs électriques spécialement conçus pour miner, permettant ainsi de convertir l’énergie utilisée en chaleur. Aux États-Unis, ce phénomène s’est déjà généralisé grâce à des coûts énergétiques réduits, rapporte TopTribune.

Des particuliers, tels que Cade Peterson, affirment que « dans quelques années, vous irez chez Leroy Merlin acheter un chauffe-eau avec un port de données et votre eau sera chauffée grâce aux bitcoins ». Selon la plateforme crypto K33, l’industrie du minage de bitcoins génère environ 100 TWh de chaleur chaque année, suffisant pour chauffer l’intégralité de la Finlande. Ce surplus de chaleur, traditionnellement gaspillé, est désormais utilisé pour réchauffer des logements.

Depuis le lancement du bitcoin en 2009, certains mineurs ont exploité la chaleur produite par leurs machines. Cependant, ces installations étaient autrefois bruyantes et gourmandes en énergie. En 2017, des entreprises ont introduit sur le marché des radiateurs silencieux conçus pour le minage. En participant à ce processus, les utilisateurs peuvent récupérer des fractions de bitcoins, qu’ils peuvent revendre pour compenser leurs coûts d’électricité.

Le débat autour de cette technologie prend de l’ampleur en France, surtout avec la hausse des prix du bitcoin. Un utilisateur, Fulcran, déclare : « J’ai un radiateur mineur depuis février 2024 et c’est vraiment bien. J’ai réduit ma facture d’électricité dès le départ, alors qu’avant j’utilisais des convecteurs classiques. » Il a créé une communauté d’échanges en avril 2025 pour connecter des particuliers avec des fournisseurs de chauffage, attirant environ deux nouveaux membres par jour majoritairement par le bouche-à-oreille.

Les radiateurs sont disponibles sur plusieurs plateformes et dans la boutique Bitcoin Bazar à Paris, où des modèles à 350 euros peuvent chauffer jusqu’à 15 m², et d’autres pouvant couvrir 50 m² coûtent environ 1.000 euros. Selon Fulcran, « il est devenu plus intéressant de miner en France que de revendre son électricité », surtout après la réduction par EDF des tarifs de rachat.

Vers un futur avec des radiateurs de minage

Fulcran souligne que les radiateurs de minage sont plus efficaces, expliquant que « la puissance qui est mise en œuvre est mieux répartie grâce au système de ventilation ». Il ajoute que la communauté française a un atout : « Nous sommes plus communautaires que d’autres pays. D’ici 10 ans, tout le monde aura un radiateur qui mine du bitcoin pour se chauffer ». Pour maximiser la rentabilité, il conseille aux utilisateurs de rejoindre des grandes « pools » de minage, où les ressources de calcul sont combinées, répartissant ainsi les gains. La rentabilité dépendra de nombreux facteurs, incluant les tarifs de l’électricité et le prix du bitcoin à un moment donné.

Des perspectives controversées

Malgré l’enthousiasme pour cette solution, des critiques persistent. Derek Mohr, professeur à l’Université de Rochester, met en garde contre les espoirs excessifs liés à la rentabilité de cette pratique, notant que le minage devrait être perçu comme un risque financier. En revanche, certains utilisateurs s’engagent dans cette voie par conviction, cherchant à contribuer à la sécurité du réseau Bitcoin.

Bien que la tendance du minage de bitcoin en tant que source de chauffage gagnent en popularité, le coût de l’électricité en France demeure prohibitif par rapport à d’autres nations comme les États-Unis, ce qui complique la viabilité économique de cette initiative.

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