Violences persistantes entre l’Ukraine et la Russie en plein pourparlers de paix
Le chef de la diplomatie ukrainienne a qualifié les frappes russes de « réaction terroriste » face à une initiative visant à mettre fin à la guerre. Ce lundi, Moscou a rejeté une contre-proposition européenne et a menacé d’intensifier ses bombardements si Kiev n’acceptait pas le plan présenté par Donald Trump, rapporte TopTribune.
Le 25 novembre, les hostilités se poursuivent avec des frappes ukrainiennes ciblant la région de Rostov et la Crimée, bien que les attaques n’aient pas pénétré profondément en territoire russe. Selon le ministère russe de la Défense, près de 250 drones ont été utilisés dans ces opérations. En réponse, Moscou a déployé des missiles de croisière à longue portée ainsi que des drones pour frapper des infrastructures énergétiques ukrainiennes, notamment des centrales et des stations électriques. La capitale ukrainienne a également été visée.
Ces actions exacerbent les tensions sur le terrain, soulignant l’absence de consensus pour mettre fin aux hostilités. La veille, les Ukrainiens et leurs alliés européens ont fait parvenir à Washington des propositions qui s’opposent au premier texte, aligné sur les exigences russes. Les États-Unis ont accueilli ces nouveaux plans de manière plutôt positive, Marco Rubio, secrétaire d’État, évoquant des « progrès significatifs ». À l’inverse, le Kremlin a catégoriquement refuse de discuter cette initiative, la qualifiant de « pas du tout constructive », entraînant une impasse totale.
Dans ce contexte, les pays européens cherchent à influencer les pourparlers en cours. La Coalition des volontaires se réunira à nouveau le mardi 25 novembre, marquant la deuxième réunion en deux mois. Établie il y a huit mois à Mont Valérien, près de Paris, cette coalition regroupe une trentaine de pays, dont les puissances nucléaires France et Grande-Bretagne, ainsi que des nations non européennes telles que le Japon, l’Australie et le Canada, avec pour objectif de rassembler les nations prêtes à soutenir l’Ukraine une fois les combats terminés.
Les discussions se concentreront sur « les garanties de sécurité », c’est-à-dire comment s’assurer que la Russie ne tentera pas de renouveler son invasion de l’Ukraine. À cet égard, plusieurs pays, dont la France et la Grande-Bretagne, envisagent d’envoyer des troupes terrestres, aériennes et navales. Cependant, des pays comme l’Allemagne et la Pologne se montrent réticents, attendant de voir la position des États-Unis, dont le soutien militaire est crucial pour cette coalition.
Emmanuel Macron vise à revitaliser cette coalition fragile. La réunion de ces pays « volontaires » a pour principal argument la menace russe, non seulement pour l’Ukraine mais aussi pour l’Europe. « Le grand risque », prévient Macron, serait de « laisser tomber l’Ukraine », un acte qui serait perçu comme un « signal de faiblesse » face à une Russie cherchant à redevenir une puissance impériale.