Les conséquences inattendues de ma retraite après 40 ans de travail en Suisse.

Les conséquences inattendues de ma retraite après 40 ans de travail en Suisse.

25.11.2025 09:26
2 min de lecture

Les travailleurs frontaliers qui se déplacent entre la Suisse et la France éprouvent des difficultés spécifiques lorsqu’ils envisagent leur retraite. Les distinctions marquées entre les systèmes de retraite des deux nations, combinées aux réformes fréquentes, exigent une attention soutenue pour bien préparer l’avenir, rapporte TopTribune.

L’âge légal et les conditions pour partir en retraite

En France, à la suite des révisions de 2023, l’âge minimum pour prendre sa retraite est fixé à 64 ans. Cependant, cet âge peut être réduit dans certaines circonstances, telles que les carrières longues, les situations de handicap ou la pénibilité au travail, afin de prendre en compte les parcours particulièrement exigeants.

En ce qui concerne la Suisse, la réglementation diffère selon le sexe : 65 ans pour les hommes et 64 ans pour les femmes. Il est également possible de partir en retraite plus tôt, mais cela entraîne une diminution de 6,8 % par an sur le montant de la pension, confirme Pleine Vie. Une caractéristique intéressante du système suisse réside dans le fait qu’une seule année de cotisation à l’AVS (Assurance Vieillesse et Survivants) ouvre droit à une pension, ce qui représente un avantage significatif pour les travailleurs frontaliers.

Le modèle suisse en trois piliers

Le système de retraite en Suisse repose sur trois piliers bien distincts :

  • Premier pilier : AVS (Assurance Vieillesse et Survivants)
  • Instauré en 1946, ce pilier est obligatoire dès 17 ans pour quiconque travaille en Suisse. Les contributions sont séparées entre l’employeur et l’employé, assurant ainsi une base sécurisée pour tous.
  • Deuxième pilier : LPP (Prévoyance professionnelle)
  • Mis en place depuis 1985 et devenu obligatoire pour les salariés dont le revenu annuel dépasse 21 510 CHF (seuil de 2021), ce pilier fonctionne par capitalisation avec des cotisations versées sur des comptes individuels. Le montant ainsi accumulé dépend de plusieurs facteurs, dont l’âge, le salaire et le plan choisi par l’employeur. Il est également possible de rattraper des années de cotisation manquantes, offrant ainsi une flexibilité supplémentaire.
  • Troisième pilier : Épargne retraite privée
  • Ce pilier est facultatif et personnel, offrant deux options : le pilier 3a et le pilier 3b. Le pilier 3a est destiné aux personnes ayant cotisé aux deux premiers piliers, et son retrait est soumis à des conditions spécifiques. En revanche, le pilier 3b est plus flexible car il n’exige pas de cotisations obligatoires aux autres piliers, permettant un retrait libre, même si une déclaration en France est nécessaire.

Cumul des pensions et fiscalité

Les systèmes de retraite français et suisse permettent le cumul des pensions, chaque pays versant une part proportionnelle au temps de travail effectué sur son territoire. En France, les retraites sont distribuées par les caisses habituelles, tandis qu’en Suisse, l’AVS est directement versée, même si le bénéficiaire réside en France. De plus, le deuxième pilier suisse est convertible en rente ou peut être perçu sous forme de capital, selon les préférences individuelles.

Le troisième pilier offre également des bénéfices sur le plan fiscal, notamment grâce aux déductions des versements des revenus imposables. Il convient cependant de faire preuve de vigilance, car un changement d’emploi ou un départ de Suisse peut engendrer des obligations concernant la continuité des cotisations liées à ce pilier.

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