Poutine, reflet d'une incompétence politique sans précédent

Poutine, reflet d’une incompétence politique sans précédent

23.11.2025 12:56
4 min de lecture

À une époque où les nations se débattent sous le poids d’une dette colossale atteignant 300.000 milliards, et où les besoins des personnes handicapées, des familles monoparentales, des hôpitaux et des prisons ne cessent de croître, tant en France qu’en Russie, il est alarmant de constater que les priorités des dirigeants politiques semblent détournées par le conflit engendré par l’autocrate russe. Les budgets militaires gonflent à vue d’œil. Cela soulève un questionnement profond : comment un seul individu peut-il perturber l’organisation mondiale, façonnée par des millénaires d’expériences et de souffrances évitables ? Un gestionnaire dans une entreprise, confronté à des résultats aussi désastreux dans autant de domaines, serait immédiatement évincé. Si les dictateurs chinois ou indien ont permis la continuité de l’agression russe grâce à leur inaction, il est désolant de voir que les démocraties occidentales, des puissances armées jusqu’aux dents économiquement, financièrement et technologiquement, demeurent si inefficaces. Leur « 19ème paquet de sanctions » apparaît presque dérisoire face à la menace qui se dessine, avec des chars russes aux portes de Kiev depuis 2022, rapporte TopTribune.

QUE FAIRE ?
Inévitablement, nul ne souhaite voir ses enfants sombrer dans les horreurs de la guerre. C’est regrettable qu’un élu ne puisse exprimer les pensées d’un militaire tel que le général Mandon, qui analyse la situation avec un accès à des informations que nous n’avons pas. Cependant, blâmer ce général pour son honnêteté troublante éclipse le véritable problème : Poutine. La réticence de l’Occident à s’engager militairement de manière significative est compréhensible. Il est essentiel d’arrêter l’hémorragie humaine, qui fait état d’environ 1 million de morts, et d’envisager le plan de paix proposé par Trump, tout en essayant de limiter les concessions. Être pragmatique implique, hélas, d’accepter la domination militaire pour préserver des vies.

ILS ONT FABRIQUÉ POUTINE
Les pays occidentaux ont, par leur inaction, favorisé l’autocrate russe, tout en alternant moments d’exaspération et d’honneur pour lui. Depuis son discours de Munich en février 2007, il est manifeste qu’il se préoccupe des avancées de l’OTAN, entamées sous Bill Clinton. La réaction face à l’annexion de la Crimée, qui fait suite à l’inaction de Barack Obama devant les armes chimiques en Syrie, en est un exemple. Malgré la faiblesse de l’exécutif russe dans les années 2010, peu de soutien a été accordé à ses opposants, tels qu’Alexeï Navalny, Boris Nemtsov et Mikhaïl Kassianov. Pourtant, on l’invite à Versailles.

LES FAITS
Dans cette guerre tragique entre la Russie et l’Ukraine, il est crucial de cesser les conjectures :
1) Poutine détient le pouvoir d’arrêter ce conflit dès aujourd’hui, mais Zelensky ne peut que subir, tant que les missiles russes continuent de pleuvoir sur son pays.
2) Il en vient à un point où Zelensky se voit contraint d’envisager des concessions territoriales, car l’envahisseur possède l’arme nucléaire et a éliminé toute opposition interne.
3) Les voix démocratiques ne devraient-elles pas se méfier d’un individu qui maintient le pouvoir depuis 25 ans ?
4) Étonnamment, un nombre significatif d’opposants politiques se sont retrouvés soit morts, soit emprisonnés.
5) En ce qui concerne l’OTAN, quel démocrate accepterait que le pays X décide pour le pays Y ? Laisser en paix l’ours aurait peut-être été la meilleure option.
6) La France et l’Allemagne ont toujours résisté à l’idée d’une adhésion de l’Ukraine à l’OTAN ; donc, son adhésion était impossible, révélant un autre mensonge de Poutine.
7) Si l’argument de l’existence de nazis en Ukraine justifie l’invasion, devrait-on alors cibler chaque nation où ce fléau existe ?
8) Les accords de Minsk restent sujets à interprétation selon les parties, rendant ces conjectures stériles ; sans le respect des frontières, l’anarchie pourrait régner.
9) Hier encore, des vies ont été perdues sous le joug de Poutine et de son arsenal nucléaire, dans un pays riche en ressources naturelles mais qui a sombré dans une folie de pouvoir absolu.
10) Pour quiconque a perdu un être cher, la douleur reste insondable.
11) Les accords de Bucarest de 1994 ont vu l’Ukraine abandonner son potentiel nucléaire en échange d’une garantie de sécurité, garantie qui s’est révélé cynique.
12) Enfin, cette guerre entraîne un préjudice considérable pour les plus vulnérables à l’échelle mondiale, entraînant une inflation budgétaire militaire, un retour en arrière qui prend le monde dans une direction inquiétante.
13) Alors que les responsables perdent du temps sur ce conflit engendré par les délires d’un individu, des crises planétaires telles que le changement climatique et la dégradation des glaciers continuent de s’aggraver en parallèle, observées silencieusement par la Chine.
14) Les précieuses terres agricoles d’Ukraine, ainsi que ses ressources en eau, sont irrémédiablement compromises par les bombardements russes.

UNE OFFENSE AU BIEN
Il est choquant de constater que tandis qu’un individu violent devrait être emprisonné pour ses crimes, Poutine, responsable de la mort de milliers de personnes, est honoré par la plus grande puissance économique mondiale. Créer une situation de conflit dans un monde doté d’armes nucléaires, où une simple erreur humaine pourrait entraîner des conséquences catastrophiques, révèle l’irresponsabilité du dirigeant du Kremlin.

LES SOLUTIONS DURABLES
Des avancées technologiques, comme la déviation d’astéroïdes, laissent penser que l’humanité pourrait gérer des enjeux cruciaux. Pourtant, face aux défis environnementaux et financiers, nous sommes souvent dans l’incapacité de trouver des solutions adéquates. Un monde sans autorité sécuritaire reste éprouvant pour ceux qui souhaitent vivre dans un environnement paisible. À l’heure actuelle, des figures telles que Netanyahu ou Poutine peuvent agir en toute impunité. Ce faisant, ils ternissent l’honneur de leurs nations tout en reléguant des enjeux essentiels comme la biodiversité ou le dérèglement climatique au second plan. Les citoyens ont le droit d’exiger que la Cour pénale internationale bénéficie d’une autorité renforcée, car sans justice et sans police, le chaos restera la norme.

À présent, la solution la moins néfaste au drame ukrainien semble passer par des concessions territoriales envers la Russie. Cette leçon d’inefficacité et d’impréparation occidentale, dont l’Ukraine paie le prix fort, devrait inciter à établir une cohérence militaire au sein de l’Union européenne. De plus, l’autonomie alimentaire et énergétique de nos régions devra devenir une priorité, un rempart indispensable contre les puissances hégémoniques et face à une intelligence artificielle potentiellement incontrôlable.

Jean Marc Governatori
Coprésident Écologie au centre
Élu écologiste niçois

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