Les Grecs de l'Antiquité et leur jeu d'adresse populaire : le cottabe au sympósion

Les Grecs de l’Antiquité et leur jeu d’adresse populaire : le cottabe au sympósion

16.11.2025 09:27
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Le cottabe, un jeu de société ancestral festif

Athènes, été 431 avant notre ère. Au cœur du quartier du Céramique, une assemblée joyeuse s’illumine des rires et cris de ceux qui célèbrent un sympósion. Ce rassemblement convivial, qui suit souvent un banquet, est marqué par des chants, des danses et des défis ludiques. Ce divertissement est tant un lieu d’ivresse qu’un foyer de sociabilité, rapportant TopTribune.

Les aristocrates, allongés sur des banquettes, s’abreuvent de vin mélangé à de l’eau selon des proportions définies par l’hôte. La conversation se fait plus animée au fur et à mesure que l’alcool circule, jusqu’à ce qu’un regard complice signale le moment de passer au cottabe, un jeu d’ambiance particulièrement en vogue.

Dextérité et résistance à l’ébriété

Le principe du jeu est d’utiliser les dernières gouttes de vin dans une kylix pour viser un disque de métal équilibré sur une tige. Ce défi demande agilité et précision. Avec un mouvement de poignet habile, les joueurs projettent leur vin vers la cible, et un fracas indique le succès, célébré par leurs pairs.

Le gagnant reçoit souvent une récompense, symbole de son habileté et de sa capacité à modérer son ivresse, les plus sobres étant souvent les plus précis. En jouant au kóttabos, les participants montrent leur pertinence sociale et leur maîtrise de soi. Une fois le jeu terminé, le sympósion reprend son cours jusqu’à une nouvelle manche.

Origine et déclin du cottabe

Apparu comme un jeu lié à des rituels de libation, le cottabe a vu sa popularité s’étendre sur plusieurs siècles, documenté par diverses sources antiques. Toutefois, vers le IIIe siècle avant J.-C., le jeu perd de sa faveur, remplacé par des banquets plus raffinés où la gastronomie prime sur les divertissements bruyants.

Les détails de ce jeu en font un symbole de la convivialité grecque, tant par la camaraderie qu’il encourageait que par les compétences requises. Le souvenir du cottabe est préservé dans l’art et la littérature antiques, témoignant de son importance culturelle à l’époque.

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