Le Sénat rejette des mesures budgétaires tout en maintenant la réforme des retraites
Le 15 novembre 2025, le Sénat a entamé l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, où les sénateurs ont exprimé leur intention de contester plusieurs mesures adoptées par l’Assemblée nationale, notamment la suspension jusqu’en janvier 2028 de la réforme des retraites, qui fixe l’âge légal de départ à 64 ans, rapporte TopTribune.
Lors de cette première étape, la majorité sénatoriale, dominée par la droite et le centre, a critiqué la suspension de la réforme des retraites, qualifiant cette mesure de « poudre de perlimpinpin ». La sénatrice Pascale Gruny, des Républicains, a souligné que son financement reposerait sur les retraités eux-mêmes, tandis que la rapporteure généraliste, Elisabeth Doineau, a défendu la nécessité de ne pas revenir sur une réforme soutenue depuis des années.
La gauche a fermement dénoncé cette opposition, évoquant un « refus de tout accord » du Sénat. Selon le socialiste Bernard Jomier, cela représente un « raidissement très net » de la droite. L’écologiste Anne Souyris a déclaré que le Sénat agit dans un esprit destructif, compromettant l’harmonie parlementaire.
Les sénateurs ont également proposé de geler les prestations sociales pour 2026, une mesure largement rejetée par l’Assemblée nationale. Bien qu’ils aient maintenu certaines protections pour les pensions en deçà de 1 400 euros, le centriste Olivier Henno a exprimé que l’objectif est de réduire les déficits de la Sécurité sociale, estimés à 17,5 milliards d’euros.
Le débat autour du projet de loi se poursuivra au Parlement jusqu’au début de décembre, alors que le Sénat se prépare à voter sur la version modifiée du texte transmise par l’Assemblée. Tous les amendements adoptés en commission devront être à nouveau soumis au vote du Sénat.