La série «Culte» sur Prime Video explore l’histoire des 2Be3, avec des résultats contrastés.
La nouvelle saison de la série d’anthologie Culte sur Prime Video, consacrée au groupe de pop éphémère 2Be3, suscite des réactions mitigées. La série évoque les débuts du boys band, connu pour son tube «Partir un jour… sans retour», mais peine à capturer l’intérêt de son public, rapporte TopTribune.
Diffusée depuis le 24 octobre 2025, cette saison est marquée par un tournant créatif, passant des mains de Matthieu Rumani et Nicolas Slomka à celles de Yaël Langmann. Bien que l’équipe créative ait recruté des acteurs confirmés, le résultat s’avère moins engageant que dans la première saison.
La série témoigne d’un travail soigné sur les costumes et l’ambiance, mais elle reste prisonnière d’un récit convenu qui s’épuise rapidement. Alors que la première saison nous plongeait dans l’univers captivant de «Loft Story», celle-ci cherche à reproduire la même magie sans réellement y parvenir, offrant un spectacle trop poli pour séduire pleinement le public.
Nostalgie et préjugés
Les références culturelles à la fin des années 1990 dominent la narration, mais souvent sans lien fort avec le récit des 2Be3. Les dialogues manquent d’originalité, s’apparentant à des clichés sur les jeunes issus de la banlieue. De plus, malgré la présence de personnalités comme Daphné Bürki, les plaisanteries tombent à plat, affaiblies par des répliques convenues.
Le scénario, trop frileux pour aborder les thèmes complexes liés à l’histoire et à l’objectification des membres du groupe, termine par offrir une vision superficielle d’une époque riche en émotions, mais qui ne réussit pas à élever le récit au-delà d’une simple reconstitution nostalgique.
Avec ses six épisodes, Culte: 2Be3 s’écarte du chemin prometteur de son prédécesseur. Son rythme effréné semble précipiter une conclusion qui n’arrive jamais. Cette absence de profondeur pourrait laisser le spectateur avec un sentiment de frustration, incapable de capturer l’essence d’un groupe qui, bien qu’éphémère, a marqué son époque.