Impôts, retraites, salaires : analyse des bénéficiaires et des perdants du budget Lecornu II

Impôts, retraites, salaires : analyse des bénéficiaires et des perdants du budget Lecornu II

15.10.2025 09:13
2 min de lecture

Le projet de budget de l’État et de la Sécurité sociale pour 2026 a été récemment révélé, soulevant des interrogations essentielles concernant l’avenir économique du pays. Ce budget, présenté en conseil des ministres par Sébastien Lecornu, est désormais entre les mains du Parlement pour une analyse approfondie. L’Assemblée nationale et le Sénat disposent jusqu’au 31 décembre pour approuver ces propositions cruciales. Le Haut conseil des finances publiques a déjà émis son avis sur ce projet, soulignant son importance fondamentale dans le contexte actuel, rapporte TopTribune.

Un effort budgétaire conséquent

Le gouvernement table sur une démarche budgétaire globale de 30 milliards d’euros, bien qu’il s’agisse d’une réduction de 10 milliards d’euros par rapport à l’exercice précédent. Cette diminution témoigne d’une intention d’ajuster les dépenses tout en continuant à investir dans des services publics indispensables.

Concernant les recettes, une hausse de 14 milliards d’euros est envisagée grâce à différents leviers, alors que les économies escomptées sur les dépenses devraient atteindre 17 milliards d’euros. On prévoit également une contribution significative des ménages les plus riches, avec une collecte anticipée de 6,5 milliards d’euros.

Mesures fiscales et sociales

Parmi les mesures notables, on observe le gel du barème de l’impôt sur le revenu : les tranches ne seront pas ajustées en fonction de l’inflation, générant ainsi une recette de 1,9 milliard d’euros, selon le gouvernement. En parallèle, l’abattement de 10 % sur les retraites sera remplacé par un abattement fixe de 2 000 euros, visant à améliorer la situation financière des couples de retraités à revenu modeste.

De plus, la suppression de 23 niches fiscales – incluant certaines exonérations d’impôt sur les indemnités journalières relatives aux maladies de longue durée et des réductions d’impôt pour les frais de scolarité – renforce l’effort de simplification et d’optimisation du système fiscal.

Contributions et taxes supplémentaires

La contribution sur les hauts revenus sera prolongée d’une année, avec un taux d’imposition minimal de 20 % pour les revenus au-delà de 250 000 euros pour un individu seul et 500 000 euros pour un couple. Une nouvelle taxe s’appliquera également aux petits colis expédiés par des entreprises en dehors de l’Union européenne, dans l’espoir de générer 500 millions d’euros supplémentaires.

Pour encourager le soutien aux œuvres caritatives, le plafond des dons permettant une réduction d’impôt de 75 % sera doublé à 2 000 euros. De plus, selon BFMTV, une taxe visant à limiter les pratiques fiscales d’optimisation utilisées par certains très fortunés sera instaurée.

Ajustements dans le secteur public

Des économies substantielles, évaluées à environ 17 milliards d’euros, sont projetées dans divers domaines. Cela inclut une année blanche sur les prestations sociales et les retraites, ainsi qu’un gel des salaires dans le secteur public. La suppression de 3 119 postes de fonctionnaires en 2026, dont 1 735 dans des opérateurs et agences d’État, devrait contribuer de manière significative à cette réduction des dépenses.

Les budgets ministériels subiront également des coupes, sauf pour celui des Armées, qui verra ses crédits augmenter de 6,7 milliards d’euros.

Réduction du déficit et aides ciblées

Pour la Sécurité sociale, le déficit budgétaire actuellement préoccupant devrait se réduire à 17,5 milliards d’euros en 2026 grâce à un contrôle rigoureux des dépenses liées à l’Assurance maladie. Dans le domaine de la santé, l’objectif est d’économiser 7,1 milliards d’euros.

Les aides gouvernementales aux entreprises seront réorientées afin de générer plus de 1,5 milliard d’euros d’économies, ce qui inclut, entre autres, une réduction des exonérations de cotisations sociales et une pression accrue sur les sociétés de médias publiques.

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