La série House of Guinness de Netflix critiquée pour sa vision caricaturale de l’Irlande
La série Netflix House of Guinness, saluée aux États-Unis et au Royaume-Uni, est vivement critiquée en Irlande pour ses clichés grossiers et sa représentation biaisée de l’histoire du pays, rapporte TopTribune.
Cette production, qui suit les aventures de la famille de brasseurs dublinois, a été bien reçue par le public anglo-saxon, attirant des critiques élogieuses et un taux d’approbation de 89 % sur Rotten Tomatoes. Cependant, en Irlande, la réaction a été tout autre. Les médias irlandais considèrent la série comme « caricaturale, approximative et insultante » envers l’héritage historique du pays, dénonçant une vision rudimentaire du colonialisme et une méconnaissance des Anglo-Irlandais, comme le souligne l’Irish Times.
Dans une critique cinglante, le quotidien va jusqu’à qualifier l’œuvre d’un regrettable « choc » et souligne ses dialogues truffés de jurons et ses intrigues peu soignées, se moquant des avertissements des producteurs sur son statut de fiction. « Nous n’avons pas besoin d’en rajouter », déclare l’Irish Independent.
Des critiques acerbes sur les protagonistes irlandais
La série, qui aurait pu séduire par ses thèmes et son ambiance, souffre d’une réception glaciale en Irlande. Les critiques ne ménagent pas leurs efforts pour signaler à quel point les personnages monumentaux sont réduits à des caricatures. Un critique a même décrit le personnage principal, interprété par James Norton, comme un « Mr Tayto steampunk », en référence à la mascotte d’une marque de chips irlandaises.
Les féniens sont également présentés sous un jour peu flatteur, qualifiés de « véritables leprechauns sauvages » par l’Irish Independent.
Une histoire inspirée mais mal interprétée
Créée par Steven Knight, le scénariste connu pour Peaky Blinders, la série s’inspire librement de la véritable dynastie de la brasserie Guinness. Elle adopte une esthétique rock, mais cette approche séduit peu au sein du public irlandais, où la série est décriée pour ses incohérences historiques. Les choix vestimentaires des personnages, jugés grotesques, amplifient cette impression. Sur les réseaux sociaux, des internautes critiquent les costumes qui amalgament traditions irlandaises et stéréotypes d’Halloween.
En fin de compte, la critique irlandaise rinçait sa conclusion sur une note amère, stipulant que certains passages de la série étaient si mal conçus qu’ils pourraient détourner les spectateurs vers une pinte rivale de Guinness. La série, malgré son insignifiance locale, continue de briller sur la scène internationale, mais son succès pourrait ne pas durer si les tendances critiques persistent.