Jugement de Nicolas Sarkozy : les magistrats réagissent aux menaces pour défendre l'État de droit

Jugement de Nicolas Sarkozy : les magistrats réagissent aux menaces pour défendre l’État de droit

29.09.2025 18:34
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Menaces de mort contre la magistrate ayant jugé Nicolas Sarkozy : une mobilisation rare de la magistrature

Des enquêtes ont été ouvertes le 26 septembre par le parquet de Paris à la suite de « messages menaçants » visant la magistrate qui a prononcé la condamnation de l’ancien président Nicolas Sarkozy à cinq ans de prison, avec incarcération prochaine, rapporte TopTribune.

L’ex-chef de l’État a continué à dénoncer une décision qu’il qualifie de motivée par la « haine » des magistrats. Quatre jours après sa condamnation, la tension persiste, incitant les plus hauts magistrats et leurs instances à défendre leurs collègues et leur profession. Cette réponse témoigne d’une inquiétude croissante au sein de la magistrature.

Ce week-end, le soutien de la profession a été exprimé par le président de la République, Emmanuel Macron, et le ministre de la Justice, Gérald Darmanin. Peimane Ghaleh-Marzban, président du tribunal judiciaire de Paris, où s’est tenu le procès de Sarkozy, a pris la parole le 29 septembre pour répondre aux déclarations de l’ancien président, qui affirme que « toutes les limites de l’État de droit ont été violées ».

Lors d’un entretien sur France Inter, Ghaleh-Marzban a déclaré : « Ce qui est une atteinte à l’État de droit, ce sont les menaces contre les juges. C’est inacceptable et ça devrait être un électrochoc dans notre pays ». Il a souligné la gravité de la situation, affirmant que ces menaces représentent une véritable dérive dans la démocratie.

Nicolas Sarkozy a formulé d’autres accusations, soutenant que les juges rendent des décisions motivées par « la haine ». Le procureur national financier, Jean-François Bohnert, a réagi, précisant que « nous n’avons pas de haine à exprimer », insistant sur le fait que leur objectif reste l’application de la règle de droit.

Des inquiétudes ont également été exprimées concernant l’exécution provisoire de la peine de prison infligée à l’ancien président. Le porte-parole du ministère de la Justice, Sacha Straub-Kahn, a rappelé que « l’exécution provisoire existe dans la loi parce que le législateur a fait le choix de l’inclure ». Il a ajouté que dénoncer une décision de justice est acceptable, mais que menacer des juges est inacceptable. En 2024, 600 magistrats ont été victimes de menaces ou de violences, selon la chancellerie.

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