Nicolas Sarkozy accusé d’alimenter les tensions judiciaires après sa condamnation
La présidente du Syndicat de la magistrature a réagi à l’interview de Nicolas Sarkozy dans le Journal du Dimanche, où l’ancien président dénonce « une volonté d’humiliation » de la part de la justice suite à sa condamnation à cinq ans de prison dans l’affaire de financement libyen, rapporte TopTribune.
Judith Allenbach, présidente du Syndicat de la magistrature, a déclaré que les remarques de Sarkozy « alimentent ce ressentiment », en affirmant qu’il « met de l’huile sur le feu » et « redouble de violence dans ses attaques ». Elle a insisté sur le fait que ses accusations envers les juges après sa condamnation à cinq ans de prison « sont inacceptables », précisant qu’il n’y a « aucune haine » dans la magistrature à son égard. « Ce monsieur a été jugé comme n’importe quel autre justiciable », a-t-elle souligné.
La Cour correctionnelle de Paris a prononcé sa sentence jeudi, celle-ci comprenant une incarcération prochaine. Suite à cette décision, des menaces de mort ont été proférées à l’encontre de la présidente du tribunal sur les réseaux sociaux, un fait qui souligne l’escalade des tensions autour de cette affaire judiciaire.
Judith Allenbach a également rappelé que les magistrats jugent en fonction de la loi et du droit, sans être influencés par des sentiments personnels ou des arrière-pensées politiques. « Les magistrats traitent des dossiers, ils ne jugent pas en fonction de leurs affects », a-t-elle affirmé, en réponse aux critiques de Sarkozy.