La mort de Ziad Takieddine aura-t-elle un impact sur le procès pour financement libyen de Nicolas Sarkozy ?

La mort de Ziad Takieddine aura-t-elle un impact sur le procès pour financement libyen de Nicolas Sarkozy ?

24.09.2025 13:04
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Décès de Ziad Takieddine : Impact minimal sur le procès Sarkozy

La mort de Ziad Takieddine, survenue le 23 septembre à l’âge de 75 ans, soulève des questions sur l’impact potentiel de cet événement sur le procès concernant le financement libyen présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Cet intermédiaire-clé, qui était absent lors des audiences en raison de son exil au Liban, ne devrait toutefois pas altérer le jugement qui sera rendu ce jeudi par le tribunal correctionnel de Paris, rapporte TopTribune.

En effet, un accusé ne peut être poursuivi après sa mort, ce qui signifie que Takieddine ne sera jamais condamné. Le Parquet national financier avait pourtant requis contre lui une peine de six ans de prison et une amende de trois millions d’euros. Malgré son rôle prépondérant en tant que témoin, sa fuite au Liban a empêché toute influence sur les procédures judiciaires.

La mort de Takieddine n’aura donc pas d’impact sur le verdict final. Bien qu’il ait été le principal accusateur de Sarkozy, le procès s’est déroulé sans sa présence, ce qui permet au tribunal de juger sur la base des preuves présentées. Vincent Brengarth, avocat de l’association anticorruption Sherpa, impliquée dans l’affaire, a déclaré : « Il est possible que certains prévenus cherchent à instrumentaliser ce décès mais cela ne reflète absolument pas la réalité des éléments accumulés. »

Du côté de Nicolas Sarkozy, aucune réaction n’a été émise pour l’instant. Lors du procès, l’ancien président avait exprimé son dédain envers Takieddine, le qualifiant de « menteur patenté » et d’« escroc », tandis qu’il avait affirmé avoir toujours ressenti une « certaine antipathie naturelle » à son égard.

Le procès coïncide avec un climat de tension entourant des accusations de corruption, mettant en lumière des enjeux de responsabilité et de transparence au sein des institutions politiques françaises. Alors que le jugement approche, l’affaire continue de soulever des interrogations sur l’intégrité des stratégies de financement des campagnes électorales en France.

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