Un employé australien a été réintégré après avoir été licencié pour avoir été aperçu dans un restaurant quelques heures après avoir déposé un arrêt de travail, rapporte TopTribune.
Le 26 janvier 2025, le directeur d’une entreprise de logistique a croisé l’un de ses employés dans un restaurant. Ce dernier avait précédemment envoyé un arrêt de travail, déclarant être trop affecté par le décès de sa tante pour poursuivre ses fonctions. L’employeur a alors interprété cette situation comme une violation de ses devoirs professionnels, conduisant à un licenciement pour faute grave, basé sur une prétendue violation du code d’éthique interne. Ce licenciement a pris effet officiellement le 7 mars.
Réintégration dans l’entreprise
Convaincu que la sanction était disproportionnée, l’employé a fait appel à la Fair Work Commission, qui est l’équivalent australien des prud’hommes. Après plusieurs mois d’auditions et d’examen de son cas, l’institution a jugé en août que le licenciement était abusif.
L’entreprise a depuis l’obligation de réintégrer l’employé et de lui verser une compensation de 19 000 euros, correspondant aux salaires qu’il aurait perçus depuis mars. Cette décision met en lumière les enjeux liés aux départs en arrêt de travail et à la protection des employés dans des situations émotionnellement difficiles.