Délire autour des nouvelles mini-poupées Labubu en Chine
Vendredi, à Pékin, le lancement d’un nouveau modèle de mini-poupées Labubu a attiré l’attention de nombreux acheteurs, dont Maki Li, un trentenaire chinois qui s’est réjoui d’acquérir ces jouets populaires. La chaîne de magasins Pop Mart a mis en vente ces figurines en ligne pour 78 yuans chacune, soit environ 14 dollars canadiens, et les stocks se sont écoulés presque instantanément, rapporte TopTribune.
Ces petites peluches, aux sourires malicieux, ont fait sensation cette année, attirant des célébrités comme Rihanna et Dua Lipa dans des rues animées de New York et au-delà. Maki Li, qui a réussi à acheter un coffret de 14 figurines, a exprimé sa satisfaction : « Je suis super heureux », a-t-il déclaré après avoir déballé son achat dans un magasin Pop Mart d’un centre commercial pékinois.
Les Labubu, produites en quantités limitées, sont souvent vendues dans des « boîtes mystères », ajoutant un aspect de surprise à l’expérience d’achat. L’attrait de ces figurines a créé des files d’attente dans les boutiques à travers le monde, notamment en Chine.
Des acheteurs ravis malgré un marché limité
À Pékin, Li Jianuo, une maman de 43 ans, a filmé ses enfants déballant leurs nouvelles mini-peluches. « Il est trop mignon ! », a crié sa fille de 12 ans. Li a dépensé plus de 1000 yuans (192 dollars canadiens) pour plusieurs de ces poupées, affirmant qu’elle ne compte pas les revendre, même si ses enfants s’en désintéressent un jour. « Quand ils seront grands, ils pourront se souvenir de tout le mal qu’on s’est donné pour les avoir », a-t-elle ajouté.
Le succès des Labubu en Chine est tel qu’elles ont même été mentionnées dans des discours de responsables du Parti communiste. Le ministre du Commerce, Wang Wentao, a cité ces jouets en tant que symboles de nouvelles tendances capables de stimuler une économie chinoise en ralentissement depuis la pandémie.
Un phénomène social et économique
Le succès des Labubu va au-delà du simple plaisir ludique. Les acheteurs comme Zhang Jiaru, 27 ans, estiment que ces poupées, avec leur esthétique « laide mais mignonne », apportent une forme de réconfort dans des temps difficiles. « Au final, je paie pour quelque chose qui m’intéresse, et ces poupées me rendent heureuse », a-t-elle expliqué.
Maki Li a également noté que dans un contexte économique actuel incertain, de nombreux consommateurs se tournent vers des articles abordables comme ceux de Pop Mart. « Cette tendance montre que les gens ne peuvent pas s’offrir des marques de luxe comme Balenciaga, alors ils optent pour des plaisirs au quotidien », a-t-il déclaré. Porter ces poupées est qualifié de « apaisant », et Maki Li a conclu : « Elles vont m’accompagner pendant longtemps ».