Le syndrome du bébé oublié : comprendre les risques liés à l'inattention des parents

Le syndrome du bébé oublié : comprendre les risques liés à l’inattention des parents

29.08.2025 00:10
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Oublier un bébé dans une voiture peut sembler impensable, mais cela s’explique par une interaction complexe entre différents types de mémoire. En situation de stress ou de distraction, la mémoire des habitudes peut prévaloir, poussant ainsi un parent à conduire en « pilote automatique », négligeant la présence de l’enfant à l’arrière du véhicule, rapporte TopTribune.

En effet, l’arrivée d’un nouveau-né bouscule les habitudes des parents, rendant difficile l’intégration de nouveaux schémas. Selon Vincent Joly, psychologue à Paris, cet oubli survient souvent lorsqu’un individu est accablé par trop de pensées, car notre cerveau n’est pas conçu pour gérer de nombreuses tâches simultanément. De plus, le silence d’un nourrisson contribue à cette invisibilité, augmentant les risques d’oubli.

Des conséquences parfois dramatiques

L’intérieur d’un véhicule peut devenir extrême en quelques minutes. Les nourrissons, dont la température corporelle augmente rapidement, sont ainsi particulièrement exposés aux dangers d’un coup de chaleur, pouvant être fatal en moins d’une heure.

Même des oublis de quelques minutes, sans conséquences tragiques, peuvent susciter chez les parents un profond sentiment de culpabilité et d’angoisse.

Comment prévenir  ?

« Il est essentiel de préciser que ce syndrome n’est ni une maladie, ni un acte de maltraitance », souligne Vincent Joly, indiquant qu’il s’agit d’une surcharge cognitive. Pour éviter ces situations, quelques mesures simples peuvent s’avérer efficaces :

– Placer un objet indispensable (comme un sac ou un téléphone) sur le siège arrière, près de l’enfant ;

– Coller un rappel visuel sur le tableau de bord ;

– Installer des systèmes d’alerte, de plus en plus disponibles dans les nouveaux modèles de voitures ;

– Demander à la crèche de prévenir en cas d’absence inhabituelle.

Source : Fondation Action Enfance – interview de Vincent Joly, psychologue

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