
La rentrée 2025 en France se profile sous un air de tension exacerbée, alors que le climat social devient de plus en plus intense. Face aux mesures d’austérité projetées pour le budget 2026, plusieurs secteurs se déclarent exaspérés. Dès septembre, des appels à la mobilisation se font entendre, englobant des professions aussi diverses que les pharmaciens, les taxis, et les travailleurs du rail. Par ailleurs, un mouvement national se prépare pour « bloquer » le pays le 10 septembre, rapporte TopTribune.
Un mouvement national : « bloquons tout »
Le mouvement « bloquons tout », né sur les réseaux sociaux, a gagné en ampleur après les annonces de François Bayrou faites en juillet. L’objectif est clair : provoquer une paralysie des services et de l’économie française le 10 septembre. Ce rassemblement attire divers groupes, allant de l’extrême droite à La France Insoumise, échappant ainsi à la dichotomie traditionnelle gauche/droite. Le mot d’ordre inclut un appel à un blocage général, avec des actions concrètes comme des blocages et même un boycott des cartes bancaires. Parmi les revendications, on trouve :
- l’instauration d’un référendum d’initiative citoyenne
- des revendications liées à l’augmentation des salaires et des retraites
- une forte opposition aux mesures budgétaires annoncées
Des mobilisations variées
Le rail
Dans le secteur ferroviaire, Sud-Rail appelle à la grève pour le 10 septembre, qualifiant les mesures gouvernementales de « retour en arrière social ». Julien Troccaz, secrétaire fédéral du syndicat, a mis en place un préavis de grève dès le 21 août en vue de ces paralysies. Selon ses dires, « les militants de Sud-Rail se préparent activement sur le terrain ».
Les lycéens se mobilisent
L’Union Syndicale Lycéenne (USL) envisage une mobilisation dans les lycées à partir du 10 septembre. Dans un communiqué publié le 25 août, l’USL dénonce une politique qu’elle juge austère et nuisible à l’éducation française.
Les taxis et les pharmaciens en première ligne
La Fédération nationale du taxi projette des blocages dès le 5 septembre, ciblant particulièrement des lieux stratégiques tels que les aéroports, les gares et même les Champs-Élysées. Dominique Buisson, secrétaire général, déclare que « les taxis comptent bien mettre le pays à l’arrêt ».
Du côté des pharmaciens, un mouvement de contestation s’intensifie. Au début du mois d’août, ils annoncent des actions contre la réduction des remises commerciales. Une fermeture massive des pharmacies est prévue pour le 18 septembre, suivie d’une fermeture répétée tous les samedis à partir du 27 septembre.
Les hôpitaux se mobilisent
Les établissements hospitaliers, en particulier ceux de l’AP-HP, tiennent des assemblées générales depuis le 25 août pour préparer une grève unifiée contre le plan d’économies proposé par le Premier ministre. Les syndicats CGT, FO, CFTC et UNSA se rassemblent pour faire entendre leurs voix et leurs revendications.
Les réactions de l’arène politique et syndicale
Les mouvements tels que les Insoumis, les écologistes, les communistes et les socialistes affichent leur soutien à ces initiatives citoyennes. Sur le plan syndical, plusieurs formations, dont la CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC, se concertent pour définir leur rôle et leur engagement dans cette journée d’action nationale le 10 septembre.